Pas du bourrage de crâne

À l’école, je détestais les tests qui demandaient d’apprendre des choses par coeur. J’aime la logique; ce qui se retient facilement par une explication. Pas du bourrage de crâne.

IMG_8660IMG_8740Et pourtant, je vous propose d’apprendre des versets par coeur. Ce n’est pas facile, mais je sais que c’est bien pour moi! Alors, pour les deux prochaines semaines, j’apprendrai le verset suivant :

Révérer l’Éternel, c’est se mettre à l’école de la sagesse. Avant d’être honoré, il faut savoir être humble. Proverbe 15.23

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Tu seras aimé éternellement

Tu étais aimé.
Ta venue, tel un rayon de soleil pénétrant le plus noir des nuages était surprenante.
Tu n’étais pas planifié, mais oh combien espéré.
Dans sa grâce, Dieu, le créateur de tout être a soufflé la vie.
Et tu étais là. Un miracle.
Tu étais aimé.

Autant le germe de ta vie fut fulgurant; autant l’est ta mort.
Si soudaine, si insoupçonnée.
La vie, la mort; contradiction d’émotions; extrêmes sentiments.
En peu de mois, tu nous les as fait vivre.
Tu était grandement aimé.

Ta maman, aimante, organisée et calme.
Ton papa, comme un éclair d’amour.
Ton petit frère clopinant le début de sa vie.
Toi, tu es déjà parti.
Tu étais si tendrement aimé.

Tu ne verras jamais la lumière du soleil terrestre.
Tu ne sentiras pas la pluie du printemps, ni ne verra la neige du Saguenay.
Tu ne goûteras pas la richesse du miel.
Tu n’entendras pas le chant des oiseaux.
Mais pourtant, oui.
Tu les vois. Tu les sens. Tu les entends. Tu les goûtes. Et même parfaitement.
Mieux que nous. Mieux que quiconque sur cette terre.
Tu es mieux aimé qu’ici-bas.

La souffrance ne s’en ira pas.
La fragilité de la vie demeurera.
L’amour et la colère se mélangeront jusqu’à ce que l’on te revoit, bouger, vivant.
Parce qu’un jour, nous te reverrons – petit être.
Tu seras aimé, jusqu’à bientôt.

La vie n’offre pas de réponses; beaucoup de questions.
Les afflictions, les blessures, les plus grandes peines de ce monde apportent désarrois.
Mais la foi en Dieu procure la Paix.
Je répète l’unique espoir de ce monde : la foi en Dieu procure la Paix.
Malgré les crient, la foudre du désespoir, l’incompréhension, l’ardente envie de justice, une simple prière de foi suffie pour apaiser un court instant le coeur meurtri.
Et de courts instants, en courts instants, de la noirceur jaillira un rayon de soleil, tout comme ta naissance.
Tu seras aimé éternellement.

Pour mes amis,
Avec tout mon amour xx

Une nuit, j’ai eu un songe.

J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur.

Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie.

J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque scène de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable: l’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.

Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi.

Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière.  J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé : « Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas. Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. »

Et le Seigneur répondit : « Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute ! Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien : c’était moi qui te portais. »

Marie Stevenson

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Crédit photo : Marie-Michèle Normand (petits pieds de notre Charlotte)

Pour ne pas oublier

J’oublie beaucoup de choses. Mettre la brassée de lavage mouillée dans la sécheuse. Sortir la viande du congélateur pour le lendemain. De brosser les dents des filles. J’oublie des choses simples, sans conséquence. La plupart du temps. Jusqu’à ce que j’oublie des choses plus importantes. Aimer mon prochain. Partager l’amour de Jésus. Prier et faire confiance à Dieu. Ne pas juger…

C’est pour cette raison que je ne veux pas oublier. Je veux vivre en ayant les pensées de Dieu près de moi; graver sur mon coeur. « Graver bien nettement. »

Tu écriras sur ces pierres toutes les paroles de cette loi, en les gravant bien nettement. […] Tu obéiras à l’Eternel, ton Dieu, et tu mettras en pratique ses commandements et ses prescriptions, que je te donne aujourd’hui. Deutéronome 27.8 et 10

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Depuis quelque temps, j’apprends des versets par coeur pour justement, me rappeler. Me souvenir de la grandeur de Dieu; de ma petitesse; de son pardon; de son amour; des fruits de l’esprit, etc.

Et j’ai pensé que je n’étais peut-être pas seule à oublier. Que je ne suis pas la seule qui désire se rappeler. Voulez-vous activer votre mémoire et votre coeur, avec moi? Oserais-je lancer ce défi. Alors que tant de mots circulent devant nos yeux, pourquoi ne pas graver nettement quelques mots importants.

Je vous propose donc d’apprendre 2 versets par mois. Deux courts versets. Si vous désirez, vous pourrez partager votre sélection le 1er et le 15 du mois. (avec la mention #mémorisationdeversets)

Vous allez voir, ce n’est pas si difficile.

Moi, qui oublie tout, je réussi!

Heureux ceux qui gardent ses instructions, qui le cherchent de tout leur cœur, qui ne commettent aucune injustice et qui marchent dans ses voies! Psaume 119.2-3

Mon choix pour les deux prochaines semaines : « Laissez le St-Esprit diriger votre, et vous n’obéirez pas aux désirs qui animent l’homme livré à lui-même. » Galates 5.16

p.s. ce défi

J’ai enfin compris

Tous les ans, c’est la même histoire. Une abeille d’inspiration me pique pour créer et partager les outils qui changent ma vie.

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Je n’écrirai pas les interminables détails et leçons que j’ai appris durant les dernières semaines, mais je dirai simplement : j’ai enfin compris. Le Seigneur me demande d’arrêter de créer et de vendre ces produits. Bien qu’ils plaisent à plusieurs parmi vous, et bien que je doive essuyer quelques larmes, le soulagement et la paix de Dieu soulèvent mon coeur tendrement. Le Seigneur m’a clairement montré que mes dons doivent être utilisés d’une autre façon. Comme je l’enseigne à mes enfants, il est plus sage d’obéir. Alors, c’est ce que je ferai.

Je suis sincèrement désolée. Cette fois, je crois que c’est la bonne. Je vendrai donc mes produits jusqu’au 18 juin 2016, puis ce sera tout.

Alors partagez, parlez-en! Les agendas de planifications prendront bientôt fin, snif!

Mais ne vous inquiétez pas! J’ai d’autres projets en tête. Un peu trop, mon mari vous dirait…

Deux, c’est mieux qu’un

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Si deux personnes sont toujours d’accord,
l’une est de trop.
Citation anonyme (traduction libre) tirée du livre It’s my turn de Ruth Bell Graham

Au début de notre mariage,
j’étais de ces personnes.
Qui n’osait pas trop.
Je te laissais décider.
Des films, des restaurants.
Je préférais ne pas choisir.
J’avais peur de te blesser.
Je croyais que c’était la meilleure façon de t’aimer.

Quelques grossesses plus tard,
le trou noir et la dépression
ont envahis ma tête.
La souffrance de notre bébé,
le manque de sommeil et
les idoles de mon coeur
se plaignaient d’injustice.
Je criais et pleurais
pour toutes les fois
que je me suis tue.
Pourtant, sans être capable d’exprimer vraiment
mes véritables émotions.
Mon amour sincère pour toi,
se cachait derrière la peur et l’espoir;
la honte et la foi.
La peur de ce que je devenais;
L’espoir de jours meilleurs;
La honte de mes cris;
La foi en Celui qui voit tout, et sait qui je suis.

Malgré tout, tu m’aimais.
Tu m’écoutais balbutier mes émotions refoulées.
Tu endurais ma souffrance, sans la comprendre.
Tu ajoutais de la joie et changeais l’atmosphère.

Accrochée à Dieu, tous les matins je le suppliais.
Plusieurs levés de soleil plus tard,
la clarté s’intensifiait.
Et le noir disparaissait.
La lumière revenait.
Mais toi, tu ne changeais pas. Toujours là.
Sauf pour quelques poils blancs qui s’ajoutèrent à ta sagesse.

Le jour de notre mariage, nous avons promis
toutes sortes de bonnes intentions.
Je me souviens de cette promesse :
« Je m’efforcerai de toujours t’encourager et de t’appuyer dans tes projets »
Désolée, je ne savais pas qu’il y en aurait autant😉
Et avec grands regrets, j’ai échouée plusieurs engagements.
Sauf celui de rester.
Et toi aussi, tu es resté.

Notre mariage n’est pas parfait.
Mais au lieu d’être deux toujours d’accord.
Nous sommes deux, en discussion.
Nous sommes deux, en évolution, en cheminement.
Nous sommes deux, à apprendre à s’aimer.

Je t’aime, pour toujours.
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Merci, Claudine, pour les photos. Ton talent m’éblouit chaque fois. xx

Ma dépendance

Six heure arriva trop vite, mais je me lève. J’éteins le cadran. Je m’assois et j’essuie mes yeux croutés. J’allume la lumière. J’écoute le silence. Je prends ma Bible, mon journal, mes crayons et mon livre de recueil de prière. Je prends quelques instants pour demander à Dieu de me diriger dans mon temps avec lui. Tout est calme et tranquille, sauf lorsque le chien bouge dans sa cage tout près.

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Les filles se lèvent et vont jouer. Elles savent que maman prie jusqu’à 7 h. Mais elles essaient toujours d’avoir une permission pour rester avec moi. Aussitôt 7 h, les filles surgissent, telle une horloge persistante. Je ne peux pas appuyer sur snooz.

Je sors Moka de sa cage, je l’a flatte un peu. Prépare le déjeuner des enfants, va à la salle de bain me préparer. La chicane, les cris, le chien. Jonathan est parti très tôt ce matin, avant l’aube. J’essaie donc de gérer, avec beaucoup d’impatience intérieure, la situation. Vite, il faut s’habiller. Faire le lit. Brosser les dents. Peigner les cheveux. Gérer les frustrations des cheveux mêlés. Nourrir le chien. Alors que j’avais mal au ventre, Rose se met à pleurer : elle ne veut pas aller à la pré-maternelle. La paix de Dieu semble loin de moi. Le matin doux et tranquille s’est vite évaporé. Il est tellement loin que je ne pense pas du tout à crier à Lui, je cris après mes enfants. « Vite Charlotte, tu vas être en retard. » J’essuie les larmes de Rose, démontrant un peu de compassion. Vite, le lunch. La collation. Le sac d’école.  Enfin, 7 h 50, tout le monde est dans l’auto; le chien est dans la cage.

« Bye Charlotte, je t’aime, passe une belle journée ». Un petit flot de culpabilité essaie de m’attaquer, mais je le repousse. Pas le temps pour les regrets.

Arrivées à la pré-maternelle, ma cocotte s’agrippe à moi. Elle ne veut pas du tout y aller. Je discute avec sa professeur. Elle l’a prend. Et Rose pleure. Je pleure intérieurement. Et la culpabilité revient un peu plus fort. Je l’a repousse encore. C’est seulement un matin par semaine. Et de plus, ce moment sans enfant a pour but d’écrire pour la gloire de Dieu et aussi pour une petite pause du train train quotidien. Elle survivra. Je l’a laisse, lui donnant pleins de bisous.

La « belle » heure en la présence de mon Sauveur fut broyée par mon égoïsme et mon manque d’amour. Mon agenda était plus important que celui de Dieu. Consoler Rose, non par espoir qu’elle arrête de pleurer, mais par amour n’aurait prit que quelques minutes. Être en retard n’aurait pas été si grave, car la grâce aurait été démontrée. Pourquoi ne me suis-je pas arrêtée pour réaliser les dommages que je causais? Moi qui avait sincèrement prié, de tout mon coeur, quelques instants auparavant, que je Le glorifie en tous instants. Lamentable échec.

Pourtant, Dieu est au-dessus de mes échecs. Il surpasse tous mes manquements. Et il fera briller sa gloire malgré mes erreurs, au delà des cris et des aboiements de mes êtres chers.

Des temps précieux de silence devant Dieu sont importants pour apprendre qui il est, mais rien ne démontre mieux les motifs d’un coeur  que sa réaction devant les frustrations de la vie. Heureusement, tous les matins ne sont pas aussi chaotiques.

Ma dépendance devant les imprévus est la clé pour dévoiler au monde la gloire de Dieu. Cette phrase est un peu théologie, mais tout autant pratique. Ma réaction devant la souffrance et les injustices démontre un caractère différent, surnaturel, gracieux. Et par le fait même, révèle la gloire de Dieu. L’homme (ou la femme!) ne peut pas agir de cette façon par lui-même, Dieu agit en lui pour que l’amour surpasse toutes les situations. Devant un événement, une situation, une injustice, ou une émotion, se tourner vers Dieu et réclamer sa puissance; se soumettre et faire confiance est tout autant difficile que libérateur.

Peut-être que demain matin sera différent?  Mais peu importe les circonstances, je désire me placer sous la souveraineté et la protection de Dieu. Que mon coeur, ni le vôtre, ne se laisse prendre par les pièges de la vie. Qu’il s’appuie sur la providence du Sauveur.

En attendant la prochaine situation – qui arrivera très rapidement, c’est sûr – je vais aller demander pardon à Dieu et à mes filles.

Mon échec se terminera glorieusement finalement!

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