Six jours avant Pâques [dévotionnel pour enfant]

Je crois profondément que le temps de notre mort est bien plus important que celui de notre naissance. Comme je l’ai partagé dans mon article précédent, les derniers soupirs de notre vie compteront pour l’éternité. C’est pourquoi j’aime beaucoup célébrer la mort de notre Seigneur Jésus. Sa naissance marque un temps significatif et crucial pour nous les chrétiens. Elle est le début d’une vie parfaite et humble. Mais sa mort est le point culminant de sa venue, la raison ultime du délaissement de sa gloire, le choix volontaire de son sacrifice pour l’humanité. Les chaînes sont brisées. Les captifs sont libérés. La mort n’a plus de pouvoir!

Il est mort, afin que je vive. Pour toujours avec Lui.

***

Une dame a généreusement accepté que je partage avec vous un dévotionnel pour enfants qu’elle a conçu afin d’aider les touts petits à comprendre cette histoire grandiose de la mort de notre Sauveur. Partagez-le. Les ressources en français ne courent pas les rues.

Merci Katie xx

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Billy Graham et la fin de ma vie

Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. Matthieu 6.20-21

Il y a quinze ans, dans un sous-sol d’Église à l’odeur humide et aux innombrables souvenirs, je suivais mon premier cours SEMBEQ. Ce cours n’enseignait rien de théologique comme tel, mais le contenu et l’impact qu’il eut sur ma vie à changer ma façon de concevoir les jours comptés que je passe sur cette terre. Le cours Gérer sa vie, enseigné par mon cher pasteur du moment, m’a permis de réfléchir aux fondements que je voulais pour ma vie. J’ai passé plusieurs heures à développer des objectifs de vie significatifs et éternels. Avec l’aide de mon papa céleste, j’ai déterminé son appel sur ma vie.

Le début de ma vingtaine se caractérisa par un célibat occupé, un travail engageant, un service fidèle et imparfait à mon Église locale. Je n’avais encore jamais fréquenté de garçon et je ne savais si Dieu permettrait ce miracle pour mon âme différente. Je n’avais aucune idée du déroulement de ma vie. Je ne pouvais pas prévoir les péripéties que Dieu écrirait sur les pages blanches de mon existence. Mais je savais une chose! Déjà, à 20 ans, je connaissais exactement comment je voulais terminer ma vie : dans les bras de Celui qui m’a tout donné. Le but ultime de ma vie était de le glorifier et de l’aimer plus que tout. À ce moment-là, probablement assise dans mon appartement bruyant sur la rue Pie-IX, j’ai réfléchi et résolu que je ferais tout pour le servir, et que mes prières seraient toujours dirigées vers le ciel et non vers mon propre coeur.

Doucement, j’ai commencé à mettre en application certains buts que j’avais à coeur. Un riche ne devient jamais millionnaire en 24 h. L’homme ambitieux met du temps et beaucoup d’efforts pour amasser son premier cent mille dollars. Il réfléchit et prépare un plan pour obtenir son deuxième millier de dollars. Il sacrifie et souffre pour acquérir le désir des battements de son coeur, jusqu’à obtenir le million. Grandir spirituellement ne s’accomplira pas sans effort.

Semer de bonnes graines maintenant,
afin de porter de bons fruits plus tard. 

Si je voulais être dans les bras de mon papa à la fin de ma vie, je devais commencer immédiatement. Car le travail serait long. Le labeur de toute une vie.

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Cette semaine, j’écoutais les magnifiques funérailles de cet homme de Dieu. Le prédicateur de l’Amérique. L’évangéliste du deuxième siècle : Billy Graham. William F. Graham, Jr. Avant son décès, il y a onze ans, sa tendre et déterminée épouse mentionna sur son mari :

« il dédiait et orientait sa vie vers un but; il savait où il s’en allait. Il désirait plaire à Dieu, plus qu’aucun autre homme que j’ai rencontré. »
—Ruth Bell Graham

Billy Graham a passé sa vie à parler de Dieu, annoncer son évangile, proclamer l’horreur du péché et présenter l’amour de Dieu. Au début de sa vie adulte, il a choisi de consacrer sa vie à le suivre. Et bien qu’il ait vécu et accomplit de grandes choses, il n’était pas plus important que vous et moi.

Durant l’eulogie de ses funérailles, l’une de ses filles à partager une émouvante histoire. Celle-ci venait de se divorcer et pleurait sa peine amèrement. Elle chercha rapidement du réconfort auprès d’un autre homme qu’elle épousa, malgré les avertissements de sa famille. À peines quelques heures mariée, qu’elle frappa le mur de son orgueil et reconnut son erreur. À bord de sa voiture, elle conduisit durant deux jours jusqu’à la maison familiale de ses souvenances, et de ses parents. Elle appréhendait leur réaction. Elle venait de décevoir, encore une fois, son père. La réputation de Billy Graham serait entachée. Le héros de sa vie la sermonnerait.

Enfin rendu devant l’entrée principale, son père l’attendait. L’entourant de ses bras, il lui souhaita la bienvenue. Il l’accueillit tendrement. Bunny Graham (Ruth Graham) termine son témoignage sans vanter le grand évangéliste. Son père n’était pas Dieu, mais il a démontré une facette du caractère de son Père Céleste ce jour-là. Sans jugement, il a aimé sa fille. Et jusqu’à la fin de sa vie, Billy Graham fut fidèle et refléta l’image du Créateur qu’il portait en lui.

Billy Graham vécut imparfaitement l’appel de Dieu pour sa vie. Sans prétention, je tente, tout comme lui, de vivre cet appel que mon Dieu m’a doucement murmuré aux premières minutes de ma naissance. Et je vous propose maintenant d’évaluer si vous êtes aussi désireux de suivre Jésus, de l’aimer plus que tout et de le servir malgré et par-dessus tout.

Répondez à ses questions profondes. Dans un carnet, je vous propose de noter vos pensées et vos résolutions. Vos réponses auront un impact réel sur les fruits mûrs ou mauvais que vous récolterez à la fin de vos jours.

  • Comment désirez-vous terminer votre vie? Avec l’aide de Dieu, comment y parviendrez-vous?
  • Quels sont vos rêves, vos plus grandes aspirations? Quel est l’appel de Dieu sur votre vie? Dieu veut que vos rêves s’accomplissent! Il a probablement implanté plusieurs d’entre eux dans votre coeur. Cherchez la volonté de votre Père et découvrez lesquels viennent de Dieu!
  • Choisissez-vous quotidiennement de mourir à vous-mêmes et de le servir?

Ce que vous faites aujourd’hui, déterminera ce que vous deviendrez plus tard. Sally Clarkson

Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. Matthieu 6.20-21

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Seule en Sa présence

Encore seule ce soir,
Mais en Ta présence,
Mes courtes jambes
emprisonnées sous les couvertures
et le corps lourd de notre chien,
je médite sur tes bontés.

Le son constant et calme
de notre échangeur d’air,
adoucit mon âme affairée
par les soucis de cette vie.
Le silence du soir,
la noirceur de la nuit,
n’assombrissent pas
l’ombre de Ta présence
tout près de moi.

Seule, mais tranquille,
je réfléchis sur Ta grandeur
et Ta générosité.
Je tente de saisir
tes attributs envers moi
qui n’ont point changé
depuis l’éternité.
Tu m’as créée,
Si petite – en effet,
si insignifiante,
mais oh combien aimée
je suis, en Ta présence.

Seule, mais non pas isolée.
Seule, mais remplie de toi.
Je tente de comprendre
cet incomparable
et unique amour
qui jadis mourut pour moi.
Seul sur cette croix,
entièrement seul,
tu as souffert.
Tu as vécu,
cet insoutenable abandon,
ce vil éloignement de ton père.

Par ta mort,
Je ne suis jamais seule.
À cause de ta souffrance,
je suis vivante,
Grâce à ta naissance humaine,
ma mort sera céleste. 

Un jour, je savourai pleinement
Ta présence.
Mais en attendant,
puissent les prochaines années,
de ma modeste vie,
goûtent partiellement
à Ta grandiose présence.

** Merci de me lire et d’accueillir mes faibles méditations.

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Photo prise par Charlotte Labelle (8 ans).

Dieu est un génie + la fête de Rose [vidéo]

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Un matin dernièrement, tu t’es levée et tu es allée te coucher sur le divan, comme à ton habitude. J’allais te donner un bisou, lorsque tu m’as dit, d’une voix endormie : « Dieu est un génie! » Étonnée, je t’ai demandé de m’expliquer cette déclaration. Tu m’as alors donné la meilleure des réponses : « il est merveilleux! » Ni plus ni moins. Ta précision s’est terminée là, et tu avais bien raison.

C’est vrai! Dieu, c’est l’meilleur!
Car il a brillamment planifié ta venue.
Il t’a choisi pour faire partie de notre humble famille.
J’ai en plus l’honneur d’être ta maman
Et de flatter ton bedon, tous les soirs.

C’est vrai que Dieu est merveilleux!
Il fait toute chose bonne.
Même tes petites crises de jalousie,
et tes goûts de nourriture « fancy »
Il t’a créé exactement comme il le souhaitait,
et il t’aime des cheveux aux orteils,
du matin au soir,
de ta naissance à ta mort
dès maintenant et pour toujours,
peu importe tes choix et tes erreurs.

Dieu est incomparable!
Il a un plan pour ta vie.
Il sera toujours présent
et il t’attendra lorsque tu voudras accomplir ta propre volonté.

Dieu est un génie.
Et toi aussi xx

Je t’aime
Bonne fête Rose!

Ces enfants que nous adorons + de veilles photos

Lorsque notre Charlotte avait à peine quelques semaines, ma soeur, son mari et son adorable garçon de six mois sont venus nous visiter. Avec de très bonnes raisons (que je ne voulais pas accepter dans l’temps!) Mireille tenait absolument à me sortir de chez moi. Elle et moi avons donc bravé l’hiver saguenayen pour jaser et prendre un café – SANS l’amour de ma vie – ma Charlotte. Mes émotions ne pouvaient pas être plus émotionnées. J’étais dans tous mes états.

Partir loin de mon bébé! Qu’allait-elle devenir? Et si elle est avait soif? Si elle me cherchait? Si son père n’était pas assez attentif à ses moindres besoins? Et si je mourais en chemin?!?! Dramatique n’est-ce pas? Je sais que toutes les mamans peuvent comprendre l’apocalypse de cette journée! Lorsque c’est notre premier bébé…

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Depuis le début des temps (ou du moins, le début de MON temps) j’aime le café. J’ai bu mon premier café en cachette dans le sous-sol de l’Église, je devais avoir 10 ans. Bien que mon palais fut brûlé, j’ai tenté l’expérience une autre fois, à 12 ans. Dans ces années-là, ma famille moi partions souvent travailler au camp des Bouleaux durant les fins de semaine, accompagnée de l’incomparable Huguette. Huguette fut celle qui m’a initiée à la prise régulière de café. Durant ces souvenirs inoubliables, je dégustais ce liquide chaud, sublime et énergisant, autant que je le pouvais. (Je ne crois pas que ma mère se soit rendu compte de l’imminente dépendance qui se préparait…)

Mon histoire d’amour avec ce remède de tous mes maux a évolué au cours des années. Toutes sortes d’étapes importantes de ma vie se sont déroulées accompagnées d’une tasse bien chaude. Mes matins de « cégepoise » débutaient avec mon papa au Valentine, un café et une toast blé entier tartinée de beurre d’arachide. Devenu employée, je voyais apparaît les rayons du soleil de ma fenêtre montréalaise et ces journées ne pouvaient commencer sans une carafe à la main, marchant et courant dans l’odeur inestimable du métro ou dans les autobus bondés de Montréal. La demande en mariage de mon doux mari eut lieu dans mon petit café préféré du moment, sur le boulevard Gouin. De plus, tous nos voyages entre le Saguenay et Mascouche en passant par Trois-Rivières, Longueuil ou par Sorel ne s’écourtaient pas sans un aromatique café. Malgré que toutes les formes de café m’intéressent et m’enveloppent de bien-être, il n’est pas le sujet principal de cet article.

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Par contre, c’est par celui-ci que commence mon histoire d’idole, avec ma fille. Dans un lieu bien aimé, il y a 8 ans, alors que ma soeur qui voulait me faire plaisir et me sortir de chez moi m’a convaincue que Charlotte survivrait sans moi. Et assise en face d’elle, j’étais persuadé du contraire. Tout ce que je voulais, c’était retourner chez moi. Je ne voulais pas me faire plaisir ni jouir de ce rare moment seule avec ma soeur. Elle qui avait la grâce de voir grandir son fils, constatait mes émotions et craintes du moment, et connaissait ma tendance à me renfermer avec les miens.

J’ai évidemment apprécié les discussions avec ma soeur, mais je sentais que ma peur m’empêchait d’aimer le moment présent. Mon idole pointait à peine le bout de son nez.

Depuis l’instant où notre aînée a crié pour la première fois, j’étais auprès d’elle. Et laissez-moi vous informer que Charlotte n’attendait pas longtemps avant de signifier son impatience. J’accourais et répondais aux moindres de ces caprices. Sans me rendre compte de ma sottise, je ne voulais pas que personne ne m’empêche d’être présente dans son petit univers.

Merci Seigneur, j’ai réalisé assez tôt que d’agir ainsi ne protégeait pas notre cocotte. Au contraire, mon attitude la surprotégeait. Au lieu d’exercer mon rôle de mère, comme le Seigneur me le demande, je m’improvisais « maître de l’univers de notre fille » et je voulais tout contrôler. J’adorais notre fille. Je l’adorais telle une idole qui s’empare de mon coeur. Je m’agenouillais devant ses caprices. Je ne faisais pas confiance en Dieu pour prendre soin d’elle, je croyais être la mieux placée pour la défendre de tout.

***

Les enfants n’ont pas besoin d’un environnement parfait, du repas parfait, du lit parfait, du jouet parfait, du iPad parfait, de la robe parfaite, de l’école parfaite, du professeur parfait, du parent parfait. Nos enfants n’ont pas besoin d’un parent parfait. Mon enfant N’A PAS besoin que JE SOIS PARFAITE.

Nos enfants ont absolument et impérativement besoin de voir leurs parents aimer Dieu. Ils doivent observer la foi de leurs parents. Ils doivent contempler la joie de leurs parents d’être dans la présence de Dieu. Peu importe les circonstances. Peu importe l’environnement, le repas, le lit, le jouet, le iPad, la robe, l’école, le professeur, le parent.

Nos enfants seront malheureux si nous tentons de les combler parfaitement, car Dieu ne nous a pas créés pour exaucer chaque désir de ces petits êtres si précieux et accaparants. Notre rôle de parents est de les protéger et de prendre soin d’eux du mieux que nous le pouvons. Mais le reste, n’en tiens qu’à Dieu.

Je suis devenue une nouvelle mère, le jour où j’ai réalisé que je ne serai jamais suffisante pour mon enfant. J’ai saisi la grâce de Dieu, car c’est seulement avec lui que je peux être la mère qu’Il veut que je sois. Mon amour pour nos filles ne sera jamais suffisant. Seul Dieu peut combler les désirs de leur coeur et leur besoin d’être aimé.

Les enfants que le Créateur nous prête ont soif de Dieu. Déjà, leur coeur aspire à quelque chose de plus grand.

Et en attendant qu’ils comprennent ce besoin et saisissent cette vérité, enseignons-leur, par exemple. Aimons Dieu. Jouissons de Jésus. Écoutons l’Esprit. Abandonnons nos idoles.

Agissons plutôt avec foi, en prière, une tasse de café à la main.

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Le petit oiseau de Dieu et le courage de Charlotte

Un petit oiseau est soudainement passé devant mes yeux, devant la porte patio où j’étais assise. Tout près. Je fixais la neige tomber. J’attendais une réponse de Dieu. Je réfléchissais au désordre du matin et aux peurs qui venaient nous hanter, ma fille et moi.

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Tout a commencé un soir, dans le nouveau lit des enfants. Assisse, inconfortablement sur leur excitant deux étages, je leur racontais l’histoire d’Esther. La reine juive qui dut agir avec courage pour sauver son peuple d’un génocide injuste. Je racontais comment la coutume ne permettait pas, même à la reine, de se présenter devant le roi, sans être d’abord invitée. J’expliquais les prières qu’elle a dû supplier. L’audace de son geste. En plein milieu de l’histoire, Charlotte me déversa, ses soudaines craintes.

L’école recommençait le lendemain et le cours d’éducation physique ne l’enchantait guère. La pause du temps de Noël et des célébrations du jour de l’an lui avait fait le plus grand bien, mais à ce moment précis, elle réalisait que les fêtes étaient terminées. Et qu’elle devrait retourner au quotidien de la vie écolière. La peur s’empara d’elle et elle devint inconsolable. Dans mon espoir de l’apaiser, je continuai de lui parler d’Esther et de son courage. Avec beaucoup d’amour, de compréhension et un brin d’impatience, j’essayai de lui expliquer qu’elle devait faire de même. Son visage rempli de larmes, et de ses yeux les plus sincères, elle m’affirma sans comprendre les implications de ses paroles : « ça lui a pris 5 minutes à Esther pour aller voir le roi, moi, mon cours de gym dure 1 heure! ». Quel grand désarroi, je lisais dans son regard !

Elle finit par s’endormir, sans paix, mais avec espoir qu’elle n’irait pas au fatidique cours de gym.

Le lendemain matin se révéla tout aussi dramatique. Les nombreuses prières ne suffisaient pas vraiment à calmer son emportement démesuré. Alors que Rose était prête et avait hâte de revoir ses amies, Charlotte pleurait sa vie et me confiait ses inquiétudes. Elle partit tout de même avec courage, après un long câlin dans mes bras. Je la comprenais tellement! Ayant vécu la plupart de ses réticences, je lui ai promis mes prières.

Je me tenais donc là, assise sur le divan de mes réflexions. J’avais prévu prendre un temps de solitude avec Dieu, mon papa céleste. Je vis donc ce petit oiseau passer. Sans m’en soucier vraiment, je le reconnus comme un cadeau de Dieu. Un clin d’oeil divin. Toutefois, mes pensées retournèrent rapidement aux circonstances du matin et à d’autres questionnements personnels. Plusieurs minutes passèrent.

Plusieurs instants à observer cette neige pure à l’image du Roi des rois. Plusieurs pardons et prières plus tard, je revis le petit oiseau, se poser sur une branche. Pourquoi cet oiseau était-il là? Comment pouvait-il se nourrir en plein hiver? Comment avait-il survécu au froid sibérien des dernières semaines? Et la vérité m’aveugla… aussi rapidement que la bête ailée avait volé la première fois, je compris une vérité simple, enfantine.

Dieu prend soin des petits oiseaux,
il prend soin de notre Charlotte
et il prend soin de moi.

Dieu aime les petits oiseaux,
il aime notre dramaqueen Charlotte
et il aime mon coeur soucieux de maman.

Il est au courant de l’errance de ce petit oiseau,
il voit la peur de mon enfant
et il comprend mes pires doutes.

Il prend soin.
Il aime.
Il comprend.

25 C’est pourquoi je vous dis: ne vous inquiétez pas en vous demandant: «Qu’allons-nous manger ou boire? Avec quoi allons-nous nous habiller?» La vie ne vaut-elle pas bien plus que la nourriture? Et le corps ne vaut-il pas bien plus que les vêtements? 26 Voyez ces oiseaux qui volent dans le ciel, ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas de provisions dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas bien plus de valeur qu’eux? 27 D’ailleurs, qui de vous peut, à force d’inquiétude, prolonger son existence, ne serait-ce que de quelques instants? Matthieu 6.25-27 (Semeur)

À nous maintenant, de faire preuve de courage, et de lui faire confiance.
(P.S. Charlotte a accepté que je publie cette histoire.)

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Sur la liste des gentils ou sur celle des méchants?

Naughty or nice? Gentil ou méchant? Dans laquelle des listes du Père Noël votre nom apparaît-il?

N’y a-t-il pas en nous un peu de gentils et un peu de méchants? Ne sommes-nous pas tous égoïstes, généreux, attentifs et pourtant si impatients? Comment être complètement gentil ou absolument méchant? Aucun être ne peut être entièrement les deux. Aucun humain n’est exempt de péché. Chacun de nos coeurs possède une infime parcelle de l’éternité et un être charnel qui se font férocement la guerre.

Le seul à avoir vécu sans tâche ni péché est venu il y a plus de deux mille ans. Tout simplement. Un humble bébé. Il a quitté sa couronne royale et son trône majestueux. Il est descendu du ciel. Peu de gens l’ont vu, peu de gens l’ont reconnu, peu de gens ont cru en Lui.

Jésus est le seul nom digne d’être inscrit sur la liste des gentils. Le parfait gentil. Il ne voulait cependant pas que cette réalité démolissante qui nous précipitait tous sur la liste des méchants se produise. Le Sauveur du monde s’est donc sacrifié. Pour ne pas être le seul accepté dans la présence immaculée de Dieu.

Le Père Noël cherche de gentils garçons, d’adorables petites filles, des parents parfaits. Il n’en trouvera pas sans faire de compromis. Sa liste est biaisée et injuste. Puisque nous méritons tous d’être sur celles des menteurs. Mais il existe une liste différente. Une liste qui inclut les âmes sauvées par la rédemption. Ceux qui ont choisi de croire.

Un jour, la liste des méchants pardonnés sera révélée. 
Un jour, livre de vie sera exposé devant tous.
Et il sera trop tard pour essayer d’être gentil. 

Je choisis donc de faire briller la magie de Noël sur Celui-ci qui le mérite vraiment. Parce que c’est sa fête que nous célébrons! Et que mon nom est déjà inscrit sur la bonne liste 🙂

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L’étoile argentée et la petite souris [vidéo]

Une étoile filante couvrit le ciel d’une lumière argentée. Elle alla se déposer près de l’oreille de la petite souris. Celle-ci était fatiguée et dormait à poings fermés. Son coeur était triste cette journée-là, car son amie avait refusé d’entendre parler de Jésus. Et aussi parce que les garçons dans la classe de français, avaient trop dérangé. La professeur avait puni toute la classe, et la petite souris, Charlotte, s’en trouvait bien tourmentée.

Le lendemain matin, elle entendit tout près de son oreille un bruissement doux et magique. N’y portant pas trop attention, elle se leva d’un bond! Aujourd’hui étant une journée pas comme les autres, la petite souris sortit de son lit tôt le matin. Sans précaution, elle ouvrit la vieille porte de sa chambre et monta rapidement l’escalier. Elle dut retourner se coucher. Sa maman voulant lire sa Bible et prier tranquille l’embrassa et lui dit de se reposer. Juste encore un peu.

Enfin, l’horizon s’éclaircit et dévoila des rayons miroitants. Sautant du lit, Charlotte réveilla sa petite soeur. Bien sûr, elle ne pouvait contenir sa joie. Elle devait la partager avec Rose. Les deux souris, en un instant, venaient de débuter leur journée. Une journée pas comme les autres. Car dans la vie de Charlotte aucun jour n’est banal. Chaque heure trouve son projet. Chaque minute son idée. Chaque seconde un être à aimer.

C’était le jour d’anniversaire de la souris. Le 10 décembre était encerclé sur le calendrier depuis des mois, et c’était enfin le matin tant attendu. Petit déjeuner englouti, la souris brosse ses dents trop rapidement, peigne ses cheveux avec élégance et enfile son uniforme terne. Il n’a toutefois rien d’ordinaire sur cet enfant. Car l’étincelle doucement déposée durant la nuit faisait d’elle une enfant princière.

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Malgré le soleil du matin, la journée ne s’annonçait pas aussi lumineuse. Elle débuta son premier cours en poussant sur ces petites pattes et en pliant les genoux. Redressement assis, pompes et sauts divers devaient être parfaitement exécutés. Elle détestait son cours de gym. Mais y mettait tout son coeur. En levant sa tête lors de la sixième pompe, elle aperçut à la fenêtre, le matou du quartier. Il tirait avec peine son bol de crème. Charlotte se dit avec frayeur qu’il voulait sûrement le caché, égoïste qu’il était.

À la récré, une amie refusa de jouer avec elle. La petite souris avait pourtant tout planifié. Elle voulait construire une maison pour leur ami l’écureuil. Celui-ci leur rendait visite régulièrement et Charlotte lui avait ramassé des glands. Elle avait eu l’idée de construire une maison pour que son ami soit confortable durant l’hiver éminent. Mais la voilà toute seule. Et elle ne pouvait pas soulever les branches aussi facilement. Nullement désespérée, elle partit trouver une autre amie qui voudrait bien l’aider.

Dans son excitation, elle ne remarqua pas le piège qu’avait tendu le matou. Celui-ci ne cachait pas son bol par égoïsme, mais par gourmandise. Il voulait attraper une souris. Il avait faim.

Charlotte courrait vers son amie Kasey en lui criant : « viendrais-tu m’aider! ». Lui expliquant la situation, Kasey commença à marcher avec Charlotte vers l’endroit idéal pour construire une magnifique demeure pour l’écureuil leur ami. Placotant de leur projet, Kasey et Charlotte tombèrent nez premier dans le bol de lait profond et rempli.

Nageant de toute leur force les deux souris tremblèrent d’effroi! Comment allaient-elles sortir de ce bol immense. Elles ne touchaient pas au fond et ne pouvaient atteindre le bord pour s’y agripper et se libérer. Elles continuaient de nager sans parler. Plusieurs minutes passèrent sans qu’une autre souris entende leurs cris. La cloche avait maintenant sonné, et plus personne ne remarquerait leur désespoir.

La peur tournait autour des deux amies, aussi rapidement que leurs petites pattes. Elles ne perdirent pas espoir, au début. Puis, un petit rayon de l’astre éclatant et lumineux fit briller une lueur d’espoir. L’étincelle déposée la veille brilla dans le coeur de Charlotte. L’Esprit de son papa céleste lui révéla une vérité qu’elle avait lue dans la Bible un soir avant de se coucher :

Bien plus, nous sommes fiers même de nos détresses, sachant que la détresse produit la persévérance,  la persévérance la victoire dans l’épreuve, et la victoire dans l’épreuve l’espérance. Or cette espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est déversé dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous a été donné. Romains 5.3-5

La détresse produit la persévérance. Lorsqu’elle vivait une situation difficile, Charlotte avait appris à prier. Mais elle n’avait jamais vraiment vécu de malheur plus intense que les chicanes avec sa tannante soeur. Elle vivait ce jour-là, sa première grande détresse. Elle n’avait aucune idée de comment survivre, dans ce bol de crème, sans nager ardemment. Ces petites pattes commençaient à se fatiguer après tous les sauts qu’elle avait exécutés plus tôt.

Ne pouvant faire rien d’autre, elle se mit à prier. À voix haute. Elle priait doucement au début, car son souffle lui manquait, mais plus elle parlait et plus sa foi s’anima au rythme de son coeur. Et sa faible voix se changea en cri puissant. « Papa céleste, j’ai besoin de toi! ». L’Étincelle brillait de plus belle sur sa tête, sans qu’elle-même en fût consciente. Elle était remplie de l’Esprit du Dieu vivant. Elle expérimentait l’amour de Dieu.

Soudainement, Kasey qui était stupéfaite de toute cette situation, cria joyeusement : « Charlotte, la crème, elle devient solide! ». Charlotte étant encore dans ses pensées de prières n’avait pas remarqué que la crème s’était transformée en beurre…

Or cette espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est déversé dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

Bonne fête, ma Charlotte
N’arrête jamais de prier xx

Cultiver l’âme de nos enfants [5 trucs]

Notre rôle de parents ne s’applique pas de la même façon pour chacun de nous, oh désespérés parents! Nous avons tous une façon unique d’exercer nos responsabilités, selon la personnalité et les dons que le Seigneur nous a donnés. Par exemple, je suis une terrible sportive. Malheureusement pour elles, nos filles n’auront pas un bel exemple d’une femme qui s’entraîne et aime le sport. Je ne serai pas la meilleure mère pour leur enseigner les bienfaits de l’exercice de notre corps. Par contre, j’aime énormément la lecture. Et je ne peux m’imaginer passer une journée sans partager cette passion avec les miens. Nous visitons la bibliothèque fréquemment et nous discutons de nos lectures respectives. Je tends naturellement à partager mes forces et mes passions à nos enfants.

En plus de leur inculquer la bonne conduite, l’art de l’écoute, la politesse, la bienséance, l’honnêteté, la persévérance, et j’en passe, nous devons cultiver leur coeur. Le siège de leur âme. IMG_0369 - copieIMG_0375 - copieIMG_0387 - copie

 

Voici donc cinq trucs pour cultiver l’âme de nos enfants :

  1. Prenez soin de VOTRE âme, en premier.

    Pour prendre soin d’une âme aussi importante que celle de nos enfants, il est nécessaire que la nôtre soit en santé. Prenez des temps régulièrement pour vous ressourcer et pour rechercher la face de Dieu. Votre rôle de parents est important, mais votre rôle d’enfant de Dieu l’est davantage. >> Voici un outil pour vous aider. 

  2. Priez en famille, souvent!

    Priez pour les besoins de vos enfants, devant eux et avec eux. Priez aussi pour vos propres besoins. Maman et papa ne sont pas parfaits. Ils nécessitent de beaucoup de prières. Pourquoi ne pas suggérer à vos enfants de prier pour vous pour des sujets spécifiques?! Priez pour les nécessités des gens autour de vous. Ils sont si nombreux! Un enfant peut très bien comprendre que Sara souffre la mort d’un être cher, que Gilles est très malade et à l’hôpital, que la voisine Julie vient de perdre son emploi. Les enfants ont tendance à se centrer sur leur nombril sans apercevoir le reste du monde (tout comme nous, d’ailleurs!). Leur permettre de prier et de discuter de ce que d’autres familles vivent développera leur compassion, leur foi et leur amour pour les gens que Dieu place sur leur chemin. Enseignez-leur à prier, à parler à leur créateur, le plus naturellement possible. Les touts petits ont des besoins, des rêves et des projets, comme comme les grands. Montrez-leur une façon simple de prier, régulièrement, quotidiennement.

    « Enseignez aux enfants à prier aussitôt qu’ils savent parler. » Suzanna Wesley
    >> Pour vous aider, voici un outil simple à utiliser.

  3. Partagez vos temps personnels avec Dieu à votre famille.

    Pas besoin de discuter durant une heure et de prêcher un sermon pour expliquer à ceux que vous aimez ce que vous avez appris dans votre temps avec le Seigneur! Il suffit de quelques minutes, et de poser quelques questions pour débuter une conversation spirituelle avec les touts petits comme avec les plus grands. Partager vos apprentissages et questionnements est excellent et primordial pour que vos enfants découvrent les richesses d’une relation personnelle avec notre Seigneur. Je suggère de commencer cette habitude autour de la table. Tout en dégustant un bon repas, partagez vos découvertes. Leurs questions pourraient vous surprendre!

    Vivre l’évangile au quotidien n’est pas simple. Durant mes temps quotidiens seuls avec Dieu, c’est facile. Je suis centrée sur Lui, je le prie, et cherche à connaître sa volonté. Mais lorsque la dernière bouchée de mon petit déjeuner est bien mastiquée, les problèmes de la vie débutent et me font oublier le sacrifice de Jésus sur lequel je viens tout juste de méditer. Vivre l’évangile seul est bien, excellent et nécessaire. Mais la vivre individuellement sans mes frères, mes soeurs, mon mari, mes enfants, dénote un égoïsme caractéristique aux Québécois. Je vis ma spiritualité seule, sans en parler aux autres, m’empêchant ainsi de grandir moi-même et de faire évoluer les autres.

    La meilleure façon pour nos enfants de voir notre foi en action est de leur parler de nos temps avec le Seigneur, de nos luttes et de nos joies. Les inclure dans notre vie spirituelle empêchera la culture de pharisien qui émane trop souvent des foyers chrétiens.

  4. Racontez, la Bible!

    Avant le dodo, raconter une histoire de la Bible et essayer de connecter celle-ci à une situation que vos enfants ont vécue. Croyez-moi, les applications sont très nombreuses! Ces temps souvent chaotiques pour notre famille ne sont pas toujours simples et tranquilles. Souvent, l’une de nos filles agace l’autre, le chien jappe et veut jouer, papa est fatigué ou maman est impatiente. Je n’ai cependant jamais regretté d’observer le visage d’un enfant qui comprend qu’un âne a déjà parlé – pour vrai -, que des gens ont miraculeusement été guéris d’une morsure de serpent en regardant un serpent d’airain hautement perché, que Daniel ne fut pas manger par une gang de lions affamés. Raconter les histoires spectaculaires du peuple de Dieu aux enfants précieux qu’Il nous a confiés est extraordinaire. Ne manquez pas ces occasions! (P.S. Utilisez la « vraie » Bible. Elle est tellement plus riche :-))

  5. Finalement, priez pour vos enfants!

    La liste de tâches de notre rôle de parent est longue, mais un élément important dont nous serons jugés à la fin des temps est notre diligence à conduire leur âme aussi près que possible de notre Sauveur. Un jour, chaque enfant devra faire un choix. Accepter cette grâce incroyable ou refuser sans remords. Mais jusqu’à ce jour, notre responsabilité est de les apporter devant le trône de sa grâce. Leur salut ne dépend pas de nous, mais soyons de fidèle serviteur de l’évangile de notre Maître. Et intercédons pour eux, au lieu de s’inquiéter.

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Carnet de prière

J’ai failli à ma promesse.

J’avais insisté sur le fait que je ne vendrais plus de produits… Et bien, j’ai changé d’idée. Mais pas tout à fait. Je ne recommencerai pas à vendre des agendas ou d’autres trucs, mais pour un temps LIMITÉ, je veux vous permettre de profiter de cet outil important! Il est disponible en trois versions : pour enfants (!!!!!), pour femmes et pour hommes.

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Très simple, ce carnet n’est pas une solution miracle pour votre temps avec le Père, mais presque! Il a été conçu pour éviter l’ennui, et pour ne rien oublier. Détaillé, pratique, petit, je prie qu’il vous soit utile autant qu’il l’est pour moi.

SEULEMENT 10 $!! (12 $ incluant les frais de transport) Achetez-en pour vos amis, votre famille, les professeurs d’école du dimanche ou vous-mêmes. Pour un temps limité, ce carnet sera envoyé à deux dates : le 22 novembre et le 6 décembre. Passez votre commande quand vous voulez avant ces deux dates, et je vous la ferai parvenir avant Noël! Je ne prends aucune commande après le 4 décembre.

UNE FACTURE PAYPAL VOUS SERA ENVOYÉE PAR COURRIEL.
AUCUNE COMMANDE NE SERA ENVOYÉE AVANT RÉCEPTION DU PAIEMENT.