Rose et la natation [non, jamais toute seule]

Ces deux petites jambes pendaient de fatigue. Elle était assise sur son banc mauve dans notre voiture. Et tout son corps avait nagé sans ballon durant les 40 minutes de son cours de natation à la piscine de la ville. Elle se reposait afin.

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Quant à notre aînée, elle s’était fait une amie. Rapidement, elle a commencé à jaser avec sa nouvelle copine de tout et de rien, de souvenirs et de choses importantes. Tout est important à cet âge. Et notre petite dernière était jalouse. « Je n’ai pas d’amie, moi », nous dit-elle.

Elle ne pleurait pas. Elle était triste. Car la solitude est lourde, peu importe notre grandeur. Peu importe notre âge. Peu importe notre culture.

La solitude prend place dans le coeur brisé, le coeur jaloux ou meurtri. Elle prend racine sous bien des formes. Et peu importe le résultat, elle fait mal et guérie difficilement, si le coeur triste la laisse faire.

Je réfléchissais à cette solitude persistante et humaine.
Horrible et humaine.
Mauvaise et humaine.
Guerre de l’ennemi et humaine.
Et elle me faisait penser à celle que Jésus a vécue.

Dans sa forme humaine, Jésus a expérimenté cette solitude comme nul autre. Ainsi, parce qu’il l’a vécue, il comprend chaque tourment, chaque souffrance que nous vivons. Chaque instant où nous aimerions être avec quelqu’un qui nous comprend vraiment, il l’a vécu. À la croix – oh infâme croix, objet d’horreur et d’isolement – il a subi l’abandon. L’abandon de son père, de ses amis, de tous. Et non seulement l’a-t-il expérimenté intensément,  il refuse de nous laisser l’endurer comme Lui.

Il refuse de nous laisser endurer la solitude. Car ce n’est pas vrai que nous sommes seuls. En tant qu’enfant de Dieu, nous ne sommes plus seuls. Notre frère, Jésus, est juste là, tout près. Et il attend de nous prendre la main. Et de nous porter parfois sur ses épaules.

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C’est ce que j’ai répondu à notre cocotte. En mots simples, je lui ai expliqué cette vérité profondément rassurante. En tournant le coin vers notre maison, j’ai observé son visage dans le rétroviseur.
« Jésus est ton meilleur ami », l’ai-je rassurée.
« Il a vécu la même solitude que toi. Et il ne veut pas te laisser seule.
Il est là, toujours. »

Un grand sourire est alors apparu sur son petit visage fatigué.
Les plis de tristesse qui accablaient son visage n’étaient plus. Qu’il est doux de s’abandonner à Christ!

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Non, jamais toute seule.
Jésus est là, et attend.

Rejette ton fardeau sur l’Eternel: il prendra soin de toi, il ne laissera pas le juste s’écrouler pour toujours. Psaume 55.23

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