Billy Graham et la fin de ma vie

Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. Matthieu 6.20-21

Il y a quinze ans, dans un sous-sol d’Église à l’odeur humide et aux innombrables souvenirs, je suivais mon premier cours SEMBEQ. Ce cours n’enseignait rien de théologique comme tel, mais le contenu et l’impact qu’il eut sur ma vie à changer ma façon de concevoir les jours comptés que je passe sur cette terre. Le cours Gérer sa vie, enseigné par mon cher pasteur du moment, m’a permis de réfléchir aux fondements que je voulais pour ma vie. J’ai passé plusieurs heures à développer des objectifs de vie significatifs et éternels. Avec l’aide de mon papa céleste, j’ai déterminé son appel sur ma vie.

Le début de ma vingtaine se caractérisa par un célibat occupé, un travail engageant, un service fidèle et imparfait à mon Église locale. Je n’avais encore jamais fréquenté de garçon et je ne savais si Dieu permettrait ce miracle pour mon âme différente. Je n’avais aucune idée du déroulement de ma vie. Je ne pouvais pas prévoir les péripéties que Dieu écrirait sur les pages blanches de mon existence. Mais je savais une chose! Déjà, à 20 ans, je connaissais exactement comment je voulais terminer ma vie : dans les bras de Celui qui m’a tout donné. Le but ultime de ma vie était de le glorifier et de l’aimer plus que tout. À ce moment-là, probablement assise dans mon appartement bruyant sur la rue Pie-IX, j’ai réfléchi et résolu que je ferais tout pour le servir, et que mes prières seraient toujours dirigées vers le ciel et non vers mon propre coeur.

Doucement, j’ai commencé à mettre en application certains buts que j’avais à coeur. Un riche ne devient jamais millionnaire en 24 h. L’homme ambitieux met du temps et beaucoup d’efforts pour amasser son premier cent mille dollars. Il réfléchit et prépare un plan pour obtenir son deuxième millier de dollars. Il sacrifie et souffre pour acquérir le désir des battements de son coeur, jusqu’à obtenir le million. Grandir spirituellement ne s’accomplira pas sans effort.

Semer de bonnes graines maintenant,
afin de porter de bons fruits plus tard. 

Si je voulais être dans les bras de mon papa à la fin de ma vie, je devais commencer immédiatement. Car le travail serait long. Le labeur de toute une vie.

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Cette semaine, j’écoutais les magnifiques funérailles de cet homme de Dieu. Le prédicateur de l’Amérique. L’évangéliste du deuxième siècle : Billy Graham. William F. Graham, Jr. Avant son décès, il y a onze ans, sa tendre et déterminée épouse mentionna sur son mari :

« il dédiait et orientait sa vie vers un but; il savait où il s’en allait. Il désirait plaire à Dieu, plus qu’aucun autre homme que j’ai rencontré. »
—Ruth Bell Graham

Billy Graham a passé sa vie à parler de Dieu, annoncer son évangile, proclamer l’horreur du péché et présenter l’amour de Dieu. Au début de sa vie adulte, il a choisi de consacrer sa vie à le suivre. Et bien qu’il ait vécu et accomplit de grandes choses, il n’était pas plus important que vous et moi.

Durant l’eulogie de ses funérailles, l’une de ses filles à partager une émouvante histoire. Celle-ci venait de se divorcer et pleurait sa peine amèrement. Elle chercha rapidement du réconfort auprès d’un autre homme qu’elle épousa, malgré les avertissements de sa famille. À peines quelques heures mariée, qu’elle frappa le mur de son orgueil et reconnut son erreur. À bord de sa voiture, elle conduisit durant deux jours jusqu’à la maison familiale de ses souvenances, et de ses parents. Elle appréhendait leur réaction. Elle venait de décevoir, encore une fois, son père. La réputation de Billy Graham serait entachée. Le héros de sa vie la sermonnerait.

Enfin rendu devant l’entrée principale, son père l’attendait. L’entourant de ses bras, il lui souhaita la bienvenue. Il l’accueillit tendrement. Bunny Graham (Ruth Graham) termine son témoignage sans vanter le grand évangéliste. Son père n’était pas Dieu, mais il a démontré une facette du caractère de son Père Céleste ce jour-là. Sans jugement, il a aimé sa fille. Et jusqu’à la fin de sa vie, Billy Graham fut fidèle et refléta l’image du Créateur qu’il portait en lui.

Billy Graham vécut imparfaitement l’appel de Dieu pour sa vie. Sans prétention, je tente, tout comme lui, de vivre cet appel que mon Dieu m’a doucement murmuré aux premières minutes de ma naissance. Et je vous propose maintenant d’évaluer si vous êtes aussi désireux de suivre Jésus, de l’aimer plus que tout et de le servir malgré et par-dessus tout.

Répondez à ses questions profondes. Dans un carnet, je vous propose de noter vos pensées et vos résolutions. Vos réponses auront un impact réel sur les fruits mûrs ou mauvais que vous récolterez à la fin de vos jours.

  • Comment désirez-vous terminer votre vie? Avec l’aide de Dieu, comment y parviendrez-vous?
  • Quels sont vos rêves, vos plus grandes aspirations? Quel est l’appel de Dieu sur votre vie? Dieu veut que vos rêves s’accomplissent! Il a probablement implanté plusieurs d’entre eux dans votre coeur. Cherchez la volonté de votre Père et découvrez lesquels viennent de Dieu!
  • Choisissez-vous quotidiennement de mourir à vous-mêmes et de le servir?

Ce que vous faites aujourd’hui, déterminera ce que vous deviendrez plus tard. Sally Clarkson

Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. Matthieu 6.20-21

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Ces enfants que nous adorons + de veilles photos

Lorsque notre Charlotte avait à peine quelques semaines, ma soeur, son mari et son adorable garçon de six mois sont venus nous visiter. Avec de très bonnes raisons (que je ne voulais pas accepter dans l’temps!) Mireille tenait absolument à me sortir de chez moi. Elle et moi avons donc bravé l’hiver saguenayen pour jaser et prendre un café – SANS l’amour de ma vie – ma Charlotte. Mes émotions ne pouvaient pas être plus émotionnées. J’étais dans tous mes états.

Partir loin de mon bébé! Qu’allait-elle devenir? Et si elle est avait soif? Si elle me cherchait? Si son père n’était pas assez attentif à ses moindres besoins? Et si je mourais en chemin?!?! Dramatique n’est-ce pas? Je sais que toutes les mamans peuvent comprendre l’apocalypse de cette journée! Lorsque c’est notre premier bébé…

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Depuis le début des temps (ou du moins, le début de MON temps) j’aime le café. J’ai bu mon premier café en cachette dans le sous-sol de l’Église, je devais avoir 10 ans. Bien que mon palais fut brûlé, j’ai tenté l’expérience une autre fois, à 12 ans. Dans ces années-là, ma famille moi partions souvent travailler au camp des Bouleaux durant les fins de semaine, accompagnée de l’incomparable Huguette. Huguette fut celle qui m’a initiée à la prise régulière de café. Durant ces souvenirs inoubliables, je dégustais ce liquide chaud, sublime et énergisant, autant que je le pouvais. (Je ne crois pas que ma mère se soit rendu compte de l’imminente dépendance qui se préparait…)

Mon histoire d’amour avec ce remède de tous mes maux a évolué au cours des années. Toutes sortes d’étapes importantes de ma vie se sont déroulées accompagnées d’une tasse bien chaude. Mes matins de « cégepoise » débutaient avec mon papa au Valentine, un café et une toast blé entier tartinée de beurre d’arachide. Devenu employée, je voyais apparaît les rayons du soleil de ma fenêtre montréalaise et ces journées ne pouvaient commencer sans une carafe à la main, marchant et courant dans l’odeur inestimable du métro ou dans les autobus bondés de Montréal. La demande en mariage de mon doux mari eut lieu dans mon petit café préféré du moment, sur le boulevard Gouin. De plus, tous nos voyages entre le Saguenay et Mascouche en passant par Trois-Rivières, Longueuil ou par Sorel ne s’écourtaient pas sans un aromatique café. Malgré que toutes les formes de café m’intéressent et m’enveloppent de bien-être, il n’est pas le sujet principal de cet article.

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Par contre, c’est par celui-ci que commence mon histoire d’idole, avec ma fille. Dans un lieu bien aimé, il y a 8 ans, alors que ma soeur qui voulait me faire plaisir et me sortir de chez moi m’a convaincue que Charlotte survivrait sans moi. Et assise en face d’elle, j’étais persuadé du contraire. Tout ce que je voulais, c’était retourner chez moi. Je ne voulais pas me faire plaisir ni jouir de ce rare moment seule avec ma soeur. Elle qui avait la grâce de voir grandir son fils, constatait mes émotions et craintes du moment, et connaissait ma tendance à me renfermer avec les miens.

J’ai évidemment apprécié les discussions avec ma soeur, mais je sentais que ma peur m’empêchait d’aimer le moment présent. Mon idole pointait à peine le bout de son nez.

Depuis l’instant où notre aînée a crié pour la première fois, j’étais auprès d’elle. Et laissez-moi vous informer que Charlotte n’attendait pas longtemps avant de signifier son impatience. J’accourais et répondais aux moindres de ces caprices. Sans me rendre compte de ma sottise, je ne voulais pas que personne ne m’empêche d’être présente dans son petit univers.

Merci Seigneur, j’ai réalisé assez tôt que d’agir ainsi ne protégeait pas notre cocotte. Au contraire, mon attitude la surprotégeait. Au lieu d’exercer mon rôle de mère, comme le Seigneur me le demande, je m’improvisais « maître de l’univers de notre fille » et je voulais tout contrôler. J’adorais notre fille. Je l’adorais telle une idole qui s’empare de mon coeur. Je m’agenouillais devant ses caprices. Je ne faisais pas confiance en Dieu pour prendre soin d’elle, je croyais être la mieux placée pour la défendre de tout.

***

Les enfants n’ont pas besoin d’un environnement parfait, du repas parfait, du lit parfait, du jouet parfait, du iPad parfait, de la robe parfaite, de l’école parfaite, du professeur parfait, du parent parfait. Nos enfants n’ont pas besoin d’un parent parfait. Mon enfant N’A PAS besoin que JE SOIS PARFAITE.

Nos enfants ont absolument et impérativement besoin de voir leurs parents aimer Dieu. Ils doivent observer la foi de leurs parents. Ils doivent contempler la joie de leurs parents d’être dans la présence de Dieu. Peu importe les circonstances. Peu importe l’environnement, le repas, le lit, le jouet, le iPad, la robe, l’école, le professeur, le parent.

Nos enfants seront malheureux si nous tentons de les combler parfaitement, car Dieu ne nous a pas créés pour exaucer chaque désir de ces petits êtres si précieux et accaparants. Notre rôle de parents est de les protéger et de prendre soin d’eux du mieux que nous le pouvons. Mais le reste, n’en tiens qu’à Dieu.

Je suis devenue une nouvelle mère, le jour où j’ai réalisé que je ne serai jamais suffisante pour mon enfant. J’ai saisi la grâce de Dieu, car c’est seulement avec lui que je peux être la mère qu’Il veut que je sois. Mon amour pour nos filles ne sera jamais suffisant. Seul Dieu peut combler les désirs de leur coeur et leur besoin d’être aimé.

Les enfants que le Créateur nous prête ont soif de Dieu. Déjà, leur coeur aspire à quelque chose de plus grand.

Et en attendant qu’ils comprennent ce besoin et saisissent cette vérité, enseignons-leur, par exemple. Aimons Dieu. Jouissons de Jésus. Écoutons l’Esprit. Abandonnons nos idoles.

Agissons plutôt avec foi, en prière, une tasse de café à la main.

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Quatre raisons pour apprendre des versets par coeur [selon Piper et moi-même!] + [verset 9]

Apprendre des versets par coeur n’est pas mon activité préférée. En fait, je la repousse souvent et il est rare que j’ai envie de relire et de méditer sur les paroles que le Seigneur a placées sur mon coeur.

Et pourtant, je connais bien les raisons qui devraient me pousser à persévérer et à ignorer mes passions égoïstes. Alors pour m’encourager et pour vous motiver aussi, voici 4 raisons d’apprendre des versets.

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Apprendre des versets :

  1. me rapproche impérativement du coeur de Dieu. Pour bien les apprendre, je ne peux pas simplement les lire une fois ou deux. Je dois les relire au moins 10 fois chaque jour, sans manquer une journée, sinon je les oublie. Et ce processus de relecture me permet de ralentir et de comprendre tout le sens du verset. Je ne lis plus seulement des mots, je lis le coeur de mon créateur. Et plus je comprends ce qu’il veut pour ma vie (et la vôtre!), plus j’ai le goût d’être près de Lui et d’en savoir davantage! N’est-ce pas une excellente bonne raison!?
  2. me permet de travailler ma mémoire – tellement défaillante! Je ne sais pas pour vous, chères mamans de ce monde, mais lorsque j’ai accouché de nos précieux trésors, une grande partie de mon cerveau et de ma courte mémoire sont sortis aussi! Travailler fort sur cette discipline spirituelle d’apprendre des passages ou versets améliore – oh combien tranquillement – mon cerveau ramolli.
  3. est un grand réconfort lors des journées plus difficiles. En effet, l’Esprit est extraordinaire! Car depuis que j’apprends des versets, la troisième personne de la trinité me permet de me les rappeler aux moments opportuns. Mes moments de détresses sont beaucoup plus doux, plus courts. Je me tourne rapidement vers mon Sauveur, mes pensées sont renouvelées en Lui automatiquement!
  4. chasse l’ennemi. Cette 4e raison vient de Mr Piper et démontre comment Jésus a survécu aux différentes tentations devant l’ennemi de nos âmes. C’est en lui répondant par les paroles de la Bible que Satan a fui loin de Lui. Et c’est de la même manière que nous pouvons aussi triompher. Cependant, il faut connaître certains versets pour appliquer cette technique infaillible!

J’espère que ces quelques raisons vous ont inspiré à débuter ou à continuer d’apprendre la Parole de vie.

Sur ce, voici le verset que je compte apprendre durant les 2 prochaines semaines. Oh et aussi! Si vous me le permettez, je vais afficher les prochains versets sur ma page Facebook au lieu d’ici. Vous pourrez donc indiquer plus facilement vos versets qui seront un encouragement pour d’autres! On se revoit là dans deux semaines?

Vous n’aimez pas ma page Facebook? Snif! N’hésitez pas!

Réjouissez-vous en tout temps de tout ce que le Seigneur est pour vous. Oui, je le répète, soyez dans la joie. Philippiens 4.4

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L’amour qui conduit à la passion [et une proposition]

Avez-vous déjà rencontré une personne inspirante? Qui possède une liberté d’expression, un naturel désarmant, une passion évidente ou un enthousiasme enivrant. Lorsque vous les rencontrez, ces qualités vous hypnotisent et vous transportent plus loin que vous-même. Et vous donnent envie de vivre autrement.

J’ai rencontré une telle personne la semaine dernière. Cette femme m’a touchée par sa  vulnérabilité, son amour et sa sincérité. Elle parlait avec douceur, mais assurance. Avec joie et humilité. Sa passion semblait tellement réelle et vraie dans sa vie.

L’attachement de cette femme pour son Sauveur était pur, réel et simple. Et je réfléchissais cette semaine à ce qui faisait que cette amie entretenait une flamme aussi ardente. Pourquoi est-ce que chaque fois que je l’a rencontre, elle me parle de Jésus comme si elle avait dégusté son café du matin avec Lui, en face de Lui. Pourquoi est-elle si animée lorsqu’elle exprime ce qu’il a accompli dans sa vie.

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Cette femme est aimée. Elle est grandement aimée et elle le sait. Elle est aimée non pour ce qu’elle fait, mais pour qui elle est. Elle est un enfant du Tout-Puissant. Elle ressent tellement cet amour qu’elle ne peut faire autrement que de s’approcher de Celui qui l’aime. 

Parce qu’elle est aimée, elle prend le temps. Le temps dont elle dispose pour être avec Lui. Le même temps dont elle dispose, que je dispose, que nous disposons. Elle s’approche de Lui (« Approchons-nous donc du trône du Dieu de grâce avec une pleine assurance » Héb. 4.16.), et le laisse prendre soin d’elle. Elle lui apporte tous ses soucis
(« Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous » 1 Pierre 5.7). Elle lui déverse son coeur.

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S’approchez de Lui est tout simple. Trop simple. Si simple que je ne le fais pas immédiatement. Mes bras, mes doigts, mes pensées, mes actions s’activent. Je prends en charge ma vie, mes blessures, mes projets. Et j’oublie qu’il est là. Et qu’il m’attend. Qu’il m’aime.

M’approcher de Lui semble si dérisoire. Pourtant, plus je prends le temps, et plus je change. J’aperçois un tout petit feu au dedans de moi, lorsque je m’éloigne de moi-même et que je lui cède la place. Un tout petit feu, qui bien entretenu pourrait devenir grand.

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Et si, en cette semaine sainte de Pâques, je prenais du temps. Un peu plus qu’à l’habitude pour m’approcher et me rappeler, tout ce qu’il a fait pour moi. Ce qu’il fait à chaque instant, et ce qu’il fera dans l’éternité. Prendre un peu de temps pour être aimé, et se décharger.

Pourquoi ne pas arrêter quelques émissions, quelques minutes de Facebook, quelques frénétiques situations, quelques activités, pour méditer sur son incompréhensible amour.

Une proposition pour vous avant de célébrer les chocolats, les paniers, les oeufs et les lapins. Lisez le texte ci-dessous – ne vous gênez pas de le lire plusieurs fois, il n’est vraiment pas long ;-). Et posez-vous les quelques questions suivantes :

  • Quelle est votre souffrance en ce moment? Votre pire maladie? Que vivez-vous de tellement difficile qu’en y réfléchissant le souffle vous manque?
  • Qu’a fait Jésus avec votre souffrance?
  • Qu’a subi Jésus dans ce passage? Méditez sur chacun des mots qui décrient son sort humain (j’ose même vous proposer de les écrire).
  • En quoi les souffrances de Jésus vous procure la paix?
  • Saississez-vous tout l’amour qu’il a pour vous?

Approchez-vous de Lui, avec assurance, car il vous comprend. Il prend soin de vous. Il a déjà subi toute votre souffrance. Et il aime parfaitement.

Il était méprisé, abandonné des hommes,
un homme de douleur
habitué à la souffrance.
Oui, il était semblable à ceux devant lesquels on détourne les yeux.
Il était méprisé,
et nous n’avons fait aucun cas de sa valeur.

Pourtant, en vérité, c’est de nos maladies qu’il s’est chargé,
et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui,
alors que nous pensions que Dieu l’avait puni,
frappé et humilié.

Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé,
c’est pour nos fautes qu’il a été brisé.
Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui
et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants, pareils à des brebis,
chacun de nous allait par son propre chemin:
l’Eternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous.

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Parce qu’il est né, j’ai la paix

Il est né.
Juste cette affirmation est extraordinaire!
Le Roi de l’Univers, celui qui a créé chaque parcelle de l’infini
est né en simple homme.
Un Dieu fait homme.

Si j’avais été à sa place,
j’aurai choisi de naître au 21e siècle
une époque de médecine perfectionnée
une époque de nourriture exquise
une époque de transports adaptés et surexploités
une époque de média sociaux exagérés.
En un instant, tout le monde aurait su que je suis née.

Si j’avais été à sa place,
j’aurai choisi un papa et une maman mariés
une famille stable
qui s’entend bien avec les autorités établies
qui habite dans une belle maison.

Si j’avais été à sa place,
je ne serai même pas venu jusqu’à la terre
je serai resté dans les cieux,
entouré d’anges et de majesté
parmi la gloire et l’honneur
devant la splendeur
là où tout est centré sur Lui
là où rien d’autre ne compte.

Mais je ne suis pas Dieu.
Je ne suis pas au courant de grand chose.
J’ai le contrôle sur presque rien.
Et je suis beaucoup trop égoïste pour être Dieu.

Et pourtant, il a choisi de naître
sans flafla, ni apparat
Sans maison stable,
ni avenir assuré

Et s’il avait fait ce choix pour nous?
Parce qu’il a choisi la souffrance
il comprend la mienne
Parce qu’il a vécu l’incompréhension de ses amis
il comprend ma solitude
Parce qu’il a été tenté dans le désert
il comprend mes luttes
Et parce qu’il a tout choisi intentionnellement
il a vécu les mêmes peurs que moi

Lui, Dieu.
Il est venu.
Il a quitté le paradis.
Non pas pour lui même
Mais pour nous. Pour moi.
Afin de non seulement comprendre,
mais de vivre chacun de mes labeurs, de mes horreurs

Pour que je n’ai plus à les vivre.
Pour que je les lui abandonne.

Toutes ces peurs que je vis,
toutes ces peines que tu subis,
elles ont déjà été vécues par le Roi
humble et parfait.
Il les a déjà connues,
et il est là près de moi,
tout près de toi,
Pour nous dire qu’il aime.
Qu’il veut donner la paix.

C’est ça Noël :
la Paix du coeur.
Jésus qui a tout accompli
qui a tout quitté
afin que notre coeur soit centré sur Lui
loin de nos souffrances.


De toute ma famille, avec beaucoup d’amour,
je vous souhaite le plus beau des Noëls.
Rempli de Sa paix.
Et célébrez avec joie, car c’est Sa fête après tout!

xx

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9 bénéfices que procure la lecture + 1 truc

La lecture est non seulement un passe-temps pour moi, elle est une passion! Elle me détend, et souvent me permet de pousser ma réflexion beaucoup plus loin sur de nombreux sujets. Bien que la Bible soit mon livre préféré et ma lecture quotidienne, je ne peux m’empêcher de lire ce que d’autres ont réfléchi sur ce livre merveilleux. Mes livres préférés reste tout de même les biographies et les mémoires. J’aime tellement me perdre dans une histoire – souvent renversante – vécue par un homme ou une femme de Dieu. J’aime aussi découvrir le processus d’apprentissage de ces personnes. Quels exemples ils sont pour nous!

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Pour vous donner le goût de lire, voici quelques bénéfices que procure ce passe-temps. Et aussi, vous trouverez mes suggestions du moment dans l’onglet « Mes lectures »(Mis à jour dans chaque lettre de nouvelles). Psss. La prochaine lettre de nouvelle sera envoyée bientôt cette semaine! Inscrivez-vous!

  1. Il y a peu de choses de mieux (pour moi, en tout cas!) que de se perdre dans un récit rempli d’émotion et de rebondissements. Non seulement les histoires ou les romans engagent nos pensées, nos sens et notre imagination, ils permettent de nourrir notre sens de la créativité.  Je remarque aussi la joyeuse créativité chez mes enfants, notamment notre aînée qui « dévore » les livres.
  2. La lecture détend notre corps de manière saine – tout simplement. Les livres sont une belle façon de relaxer et de chasser le stress de la journée sans être échoué sur un divan les yeux rivés sur un écran.
  3. Chaque page lu est une infime partie de ce que l’auteur a appris durant l’exercise de son écriture. Chaque mot choisi provient habituellement d’une réflexion – plus ou moins longue. Et ils ont une utilité précise. La lecture sert de canal de communication entre le lecteur et l’écrivain. C’est donc un privilège de lire les pensées ou les histoire des gens qui ont passé des milliers d’heures en réflexion.
  4. Saviez-vous, que la lecture permet à notre cerveau de mieux mémoriser l’information? Si vous croyez devenir alzheimer dans vos vieux jours (je suis certaine que pour ma part ce jour n’est pas si loin!) vous avez tout intérêt à cultiver la lecture. (Am’nez-en, des livres! Ah!)
  5. Depuis que je lis plus souvent, ma concentration à grandement augmenter. Plus je lis, et plus j’ai le goût de lire. À l’opposé, plus je suis hypnotisée devant un écran, moins j’ai le goût d’activer mes sens et plus je préfère maintenir mon cerveau en mode fermé.
  6. N’est-ce pas glorieux : une chandelle, un café (ou un David’s tea!), une doudou, le silence, et un livre. Avez-vous remarquez le mot « silence »! La lecture apporte : le silence! Alléluia! Dieu est tellement bon!
  7. L’insomnie vous attaque tous les soirs? La lecture y est un excellent remède! Pas besoin de somnifère 😉
  8. Cette activité ne coûte pas trop cher. La bibliothèque est une excellente alternative et emprunter des livres à des amis favorisera des discussions sur vos plus récentes découvertes.
  9. Finalement, la lecture permet d’avoir « l’air » plus intelligent. 😉 La phrase suivante paraît toujours bien lors une conversation : « j’ai lu dernièrement… » La lecture, nous permet d’apprendre et de partager nos découvertes aux autres.

Bonne lecture!

p.s. un petit bonus : vos enfants ont de la difficulté à dormir le soir? Permettez-leur de lire quelques livres! Ils y verront un petit privilège et le sommeil ne saura tarder! (Pas pour tous les enfants, mais presque!)

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Tu seras aimé éternellement

Tu étais aimé.
Ta venue, tel un rayon de soleil pénétrant le plus noir des nuages était surprenante.
Tu n’étais pas planifié, mais oh combien espéré.
Dans sa grâce, Dieu, le créateur de tout être a soufflé la vie.
Et tu étais là. Un miracle.
Tu étais aimé.

Autant le germe de ta vie fut fulgurant; autant l’est ta mort.
Si soudaine, si insoupçonnée.
La vie, la mort; contradiction d’émotions; extrêmes sentiments.
En peu de mois, tu nous les as fait vivre.
Tu était grandement aimé.

Ta maman, aimante, organisée et calme.
Ton papa, comme un éclair d’amour.
Ton petit frère clopinant le début de sa vie.
Toi, tu es déjà parti.
Tu étais si tendrement aimé.

Tu ne verras jamais la lumière du soleil terrestre.
Tu ne sentiras pas la pluie du printemps, ni ne verra la neige du Saguenay.
Tu ne goûteras pas la richesse du miel.
Tu n’entendras pas le chant des oiseaux.
Mais pourtant, oui.
Tu les vois. Tu les sens. Tu les entends. Tu les goûtes. Et même parfaitement.
Mieux que nous. Mieux que quiconque sur cette terre.
Tu es mieux aimé qu’ici-bas.

La souffrance ne s’en ira pas.
La fragilité de la vie demeurera.
L’amour et la colère se mélangeront jusqu’à ce que l’on te revoit, bouger, vivant.
Parce qu’un jour, nous te reverrons – petit être.
Tu seras aimé, jusqu’à bientôt.

La vie n’offre pas de réponses; beaucoup de questions.
Les afflictions, les blessures, les plus grandes peines de ce monde apportent désarrois.
Mais la foi en Dieu procure la Paix.
Je répète l’unique espoir de ce monde : la foi en Dieu procure la Paix.
Malgré les crient, la foudre du désespoir, l’incompréhension, l’ardente envie de justice, une simple prière de foi suffie pour apaiser un court instant le coeur meurtri.
Et de courts instants, en courts instants, de la noirceur jaillira un rayon de soleil, tout comme ta naissance.
Tu seras aimé éternellement.

Pour mes amis,
Avec tout mon amour xx

Une nuit, j’ai eu un songe.

J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur.

Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie.

J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque scène de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable: l’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.

Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi.

Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière.  J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé : « Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas. Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. »

Et le Seigneur répondit : « Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute ! Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien : c’était moi qui te portais. »

Marie Stevenson

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Crédit photo : Marie-Michèle Normand (petits pieds de notre Charlotte)

Ma dépendance

Six heure arriva trop vite, mais je me lève. J’éteins le cadran. Je m’assois et j’essuie mes yeux croutés. J’allume la lumière. J’écoute le silence. Je prends ma Bible, mon journal, mes crayons et mon livre de recueil de prière. Je prends quelques instants pour demander à Dieu de me diriger dans mon temps avec lui. Tout est calme et tranquille, sauf lorsque le chien bouge dans sa cage tout près.

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Les filles se lèvent et vont jouer. Elles savent que maman prie jusqu’à 7 h. Mais elles essaient toujours d’avoir une permission pour rester avec moi. Aussitôt 7 h, les filles surgissent, telle une horloge persistante. Je ne peux pas appuyer sur snooz.

Je sors Moka de sa cage, je l’a flatte un peu. Prépare le déjeuner des enfants, va à la salle de bain me préparer. La chicane, les cris, le chien. Jonathan est parti très tôt ce matin, avant l’aube. J’essaie donc de gérer, avec beaucoup d’impatience intérieure, la situation. Vite, il faut s’habiller. Faire le lit. Brosser les dents. Peigner les cheveux. Gérer les frustrations des cheveux mêlés. Nourrir le chien. Alors que j’avais mal au ventre, Rose se met à pleurer : elle ne veut pas aller à la pré-maternelle. La paix de Dieu semble loin de moi. Le matin doux et tranquille s’est vite évaporé. Il est tellement loin que je ne pense pas du tout à crier à Lui, je cris après mes enfants. « Vite Charlotte, tu vas être en retard. » J’essuie les larmes de Rose, démontrant un peu de compassion. Vite, le lunch. La collation. Le sac d’école.  Enfin, 7 h 50, tout le monde est dans l’auto; le chien est dans la cage.

« Bye Charlotte, je t’aime, passe une belle journée ». Un petit flot de culpabilité essaie de m’attaquer, mais je le repousse. Pas le temps pour les regrets.

Arrivées à la pré-maternelle, ma cocotte s’agrippe à moi. Elle ne veut pas du tout y aller. Je discute avec sa professeur. Elle l’a prend. Et Rose pleure. Je pleure intérieurement. Et la culpabilité revient un peu plus fort. Je l’a repousse encore. C’est seulement un matin par semaine. Et de plus, ce moment sans enfant a pour but d’écrire pour la gloire de Dieu et aussi pour une petite pause du train train quotidien. Elle survivra. Je l’a laisse, lui donnant pleins de bisous.

La « belle » heure en la présence de mon Sauveur fut broyée par mon égoïsme et mon manque d’amour. Mon agenda était plus important que celui de Dieu. Consoler Rose, non par espoir qu’elle arrête de pleurer, mais par amour n’aurait prit que quelques minutes. Être en retard n’aurait pas été si grave, car la grâce aurait été démontrée. Pourquoi ne me suis-je pas arrêtée pour réaliser les dommages que je causais? Moi qui avait sincèrement prié, de tout mon coeur, quelques instants auparavant, que je Le glorifie en tous instants. Lamentable échec.

Pourtant, Dieu est au-dessus de mes échecs. Il surpasse tous mes manquements. Et il fera briller sa gloire malgré mes erreurs, au delà des cris et des aboiements de mes êtres chers.

Des temps précieux de silence devant Dieu sont importants pour apprendre qui il est, mais rien ne démontre mieux les motifs d’un coeur  que sa réaction devant les frustrations de la vie. Heureusement, tous les matins ne sont pas aussi chaotiques.

Ma dépendance devant les imprévus est la clé pour dévoiler au monde la gloire de Dieu. Cette phrase est un peu théologie, mais tout autant pratique. Ma réaction devant la souffrance et les injustices démontre un caractère différent, surnaturel, gracieux. Et par le fait même, révèle la gloire de Dieu. L’homme (ou la femme!) ne peut pas agir de cette façon par lui-même, Dieu agit en lui pour que l’amour surpasse toutes les situations. Devant un événement, une situation, une injustice, ou une émotion, se tourner vers Dieu et réclamer sa puissance; se soumettre et faire confiance est tout autant difficile que libérateur.

Peut-être que demain matin sera différent?  Mais peu importe les circonstances, je désire me placer sous la souveraineté et la protection de Dieu. Que mon coeur, ni le vôtre, ne se laisse prendre par les pièges de la vie. Qu’il s’appuie sur la providence du Sauveur.

En attendant la prochaine situation – qui arrivera très rapidement, c’est sûr – je vais aller demander pardon à Dieu et à mes filles.

Mon échec se terminera glorieusement finalement!

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Sa volonté, ou la mienne?

Parfois, je prie quelque chose et je cherche la volonté de Dieu sans m’approcher de Lui vraiment. J’espère trouver la réponse en mes amis, mon pasteur ou durant une prédication. Alors que si je connaissais davantage le coeur de mon créateur, les réponses seraient plus évidentes.

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À toutes les fois que je passais devant l’école, je priais. J’angoissait parfois. D’autres fois, je désirais me soumettre à Dieu. J’avais un réel désir de faire Sa volonté. Mais, que faire!? Inscrire notre fille à l’école anglaise ou française? J’essayais d’obtenir tous les papiers nécessaires pour l’inscrire à l’école anglaise. Et quelle difficulté! Depuis octobre que mon téléphone et mon oreille questionnaient et cherchaient des réponses. Parfois, un petit espoir. Quelques fois, des doutes.

Je désirais tellement que notre fille soit intégrée à l’école anglaise, je priais tellement souvent pour ce sujet de requête que tous les scénarios possibles défilaient quotidiennement dans ma pauvre tête, comme une toupie :
– « Dieu veut me voir souffrir, il ne répondra pas à ma requête. » (Non mais, quel mensonge!)
– « Seigneur, je fais tellement d’efforts, il me semble que, je mériterais qu’elle puisse y aller! » (Un autre mensonge, je ne mérite rien! C’est Dieu qui choisi de bénir à cause de sa grâce)
– « Si je prie assez, peut-être aura-t-il pitié de moi? » ou encore
– « Non, non, Seigneur, je veux vraiment faire ta volonté! Toi tu sais ce qui est mieux. »

La vérité, c’est que parfois, Dieu permet quelque chose dans ma vie parce que je lui demande, avec insistance. Mais ce n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux pour moi. Ou pour vous. Et par mes demandes, je le rejette.

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Tous les responsables d’Israël se réunirent auprès de Samuel à Rama. Ils lui déclarèrent : […] établis sur nous un roi pour qu’il nous dirige comme cela se fait dans toutes les autres nations. Cette demande d’établir sur eux un roi pour les diriger déplut à Samuel et il pria l’Éternel. L’Éternel lui répondit : – écoute ce peuple et accepte toutes leurs demandes. En effet, ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi : ils ne veulent plus que je règne sur eux. […] Maintenant, fais donc ce qu’ils te demandent, mais avertis-les bien…
Extrait de 1 Samuel 8

L’Éternel accepta de donner un roi au peuple d’Israël, car il l’avait rejeté. Dieu choisi parfois (attention : pas toujours!) de nous donner ce que nous demandons. Mais est-ce vraiment ce que nous désirons? Un Dieu gâteau.

Avez-vous déjà réalisé à quel point nos requêtes, nos espoirs, nos demandes, ou nos désirs, nourrissent nos idoles. Un amalgame de bonnes intentions, de désir d’obéissance, et d’égoïsme complique les choses… Comme par exemple, ma fille a l’école anglaise. Je désirais qu’elle ait ce petit plus, dans la vie. J’étais surprise d’y avoir droit et en même temps fière. Je souhaitais vraiment et de tout coeur qu’elle soit là où Dieu avait choisi. Et en même temps, je voulais ce qu’il y avait de mieux  pour notre égo. Je voulais la protéger, tout en essayant de me soumettre à Dieu. Et au bout du compte, je tendais à me centrer sur mes craintes et sur les intérêts de ma fille, plutôt que sur ceux que Dieu avaient choisis pour elle. Le problème n’était pas ma requête, le problème était l’idole derrière ma demande. Il n’y a rien de mal à demander à Dieu sa volonté pour notre fille. Il n’y a absolument rien de mal a désirer envoyer notre fille à l’école anglais. Ce qui est péché, c’est le motif. Pourquoi est-ce que je fais cette demande.

Vous convoitez beaucoup de choses, mais vos désirs restent insatisfaits. […] Vous n’avez pas ce que vous désirez parce que vous ne demandez pas à Dieu. Ou bien, quand vous demandez, vous ne recevez pas, car vous demandez avec de mauvais motifs : vous voulez que l’objet de vos demandes serve à votre propre plaisir. Jacques 4.2-3

Ouch!

Le problème est notre coeur : « Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur » Luc 12.34

Où est notre coeur? Est-il bien planté dans nos propres intérêts ou est-il a genou à la recherche de qui Dieu est. Nos demandes révèlent notre coeur. Le fond de notre coeur. Les motifs de notre coeur. Les motifs. Les idoles.

Le trésor de notre coeur est soit : de glorifier Dieu ou une idole. L’un ou l’autre. Le trésor de notre coeur, c’est soit de faire la volonté de Dieu qui est d’élever Dieu à la bonne place.  Ou d’élever notre propre volonté.

Jacques a une réponse extrêmement tranchante et pourtant remplie de sincérité devant nos demandes égoïstes :

Soumettez-vous donc à Dieu, résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez votre cœur, vous qui avez le cœur partagé. Prenez conscience de votre misère et soyez dans le deuil; pleurez! Que votre rire se change en pleurs et votre gaieté en tristesse! Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous relèvera. Jacques 4.7-10

Dans mon cas, je m’approchais de Dieu et je le suppliais d’exaucer ma requête. Sans aucun doute, Dieu entendait parler de moi! Ce que j’avais négligé par contre, c’est de m’abaisser. Et de purifier mon coeur, car ce coeur souillé était partagé. Qu’en-t-il de votre coeur? Est-il partagé entre vos propres désirs et ceux de Dieu?

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p.s. les photos sont un mélange de notre automne en famille.

Let it go

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Il est 6 h 35 lorsque j’ouvre la porte de ta chambre. Et tu t’assis droite comme une flèche. « C’est aujourd’hui! C’est la rentrée! C’est enfin aujourd’hui! ». Et oui, cocotte. Depuis des mois que tu en entends parler, c’est enfin le GRAND jour. Ta première journée à l’école. Ta première journée, seule dans le monde. Je vais devoir de laisser partir.

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Tu étais tellement fière lorsque tu es sortie de ta chambre, habillée en écolière. Ton petit « kit » te va tellement bien. Tu es resplendissante avec tes petits yeux plissés du matin.

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Tu déjeunes, comme à ton habitude, lentement (c’est à peu prêt la seule chose que tu fais de lentement) et te levant continuellement. Tu annonces aux cochons d’inde : « C’est ma première journée d’école ». Tu chuchotes la même chose à l’oreille de ta petite soeur malade.

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Et à 7 h 20, nous quittons la maison. Vite, ton autobus, le numéro 059, passera bientôt au coin de la rue à 5 minutes de marche. Et c’est à ce moment que je dois me rendre à l’évidence, tu es grande. Tu n’es plus mon bébé. Je dois te laisser partir.

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À 7 h 27, des lumières « flashent ». L’autobus arrive. Vite, la caméra. Même pas le temps de faire un vrai câlin que tu es déjà dans l’autobus. Et les larmes coulent toutes seules. Je dois te laisser partir.

Mais pas tout de suite, pas encore. Je cours vers notre voiture. Avec ton papa et ta petite soeur, nous partons te rejoindre à l’école, suite au conseil du directeur de l’école. J’ai peur que tu sois déjà arrivée et sortie de l’autobus.

Mais non. Je te vois, le visage anxieux. Et quand tu m’aperçois, tu souris. « Tout va bien aller, mon coeur. Tu auras une belle journée ». Et je te sers dans mes bras, les larmes encore ruisselantes! Papa t’embrasse aussi. Je dois te laisser partir.

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Cette fois, c’est la bonne. Tu marches tranquillement vers la cour de l’école. Tu sembles incertaine. Et une grande fille te prend la main et te montre le chemin. Pour moi, c’est comme un ange de Dieu qui me souffle à l’oreille : « Tu vois, je vais prendre soin d’elle. Car tu sais, elle m’appartient avant tout ».

Tout comme tu le chantes et le danse si librement, « Let it go ». I have to let you go. Pas dans le sens d’être libérée de toi. Je dois plutôt te laisser aller dans cette nouvelle aventure. Avec foi. Mais ne t’inquiète pas mon coeur, je t’attendrais quand tu reviendras et je serai toujours là pour toi.

Je serai toujours ta maman.
Même si aujourd’hui est le premier jour de ta vie de grande fille.
Ouf! Que d’émotions!