Bonne fête mon mari! 🎉

Alors que certains courent après le bonheur toute leur vie, qu’ils aspirent à obtenir une apothéose introuvable, tu sembles être né heureux. Ton sourire est convaincant tous les matins lorsque tu te lèves enfin, pimpant et prêt à commencer une journée, peu importe ce qu’elle t’enseignera.

Tu profites dès ta venue dans ce monde d’une famille complètement folle qui te rend fou à ton tour. Non pas fou, comme la plupart d’entre nous le conçoivent. Plutôt capoté de générosité et d’amour indescriptible. La famille Labelle possède certainement ses défauts, mais le manque d’amour et de célébration ne fait point partie de la liste.

Tu vagabondais heureux dans cette réalité humaine, ayant qu’un but en tête : l’armée. Ton adolescence est caractérisée par les armes, les tranchées, les amitiés parfois douteuses, mais toujours sincères et les défis dont tu es fier d’avoir accompli. Tu vivais ton quotidien, jusqu’au jour où tu vécus ton premier désespoir. Ton bonheur s’effritait et tu ne savais pas comment le reconstruire. Tu sombras pour un temps dans le néant du monde.

Après quelques temps obscurs, la clarté pure et divine a évolué dans ton coeur blessé. Et Dieu, ton Père céleste, Celui qui a détruit toutes les barrières de ton âme, a pénétré ton coeur. Tu lui donnas ta vie. Simplement. Tu as choisi de suivre sans retourner en arrière, le Sauveur de l’humanité. Tu n’étais plus seulement un soldat de l’armée canadienne du royal 22e régiment, tu portais dorénavant et pour toujours les marques des armes chrétiennes de l’armée du Roi des rois. Tu es tatoué depuis ce jour. Tu es l’enfant de Celui qui règne sur ta vie.

Dieu merci, tu as embelli en sagesse, un peu avant notre rencontre! J’étais bien sûr, loin de me douter de tous les attributs qui te caractérisent. Chose certaine, tu savais parler et fort de surcroît. Tu n’avais rien à cacher aux yeux du monde et tu n’avais aucun doute sur tes innombrables projets. Rien n’est trop grand, pour l’incroyable Jonathan.

Tu m’as conquise plus d’une fois, malgré nos extrêmes différences. Tes rêves ont stimulé les miens qui gênés se taisaient. Ton amour pour la vie, tes multitudes passions, nos enfants dont tu es le fier et admirable papa, ton Dieu qui est l’ancre à tous tes voyages, sont quelques exemples inspirants et facilement visibles qui en influencent plus d’un.

Observer ta curiosité et ton élan naturel de vivre cette vie au maximum est un honneur pour moi.

Tu sais que je t’aime,
Bonne fête!

Il s’est levé

Je suis certaine
que ce matin-là,
les rayons du soleil
frappaient âprement,
tel qu’ils n’ont jamais rayonné
sur la pierre dure, froide, incrédule
roulée à l’entrée du tombeau.

Afin que tous les astres,
les anges,
les êtres vivants,
et les arbres à proximité
observent la résurrection
du Sauveur rejeté.

Il s’est levé,
seul,
tel un vaillant guerrier,
un roi triomphant,
le lion de Judas,
le justicier vainqueur.

Il s’est levé,
tel un doux murmure

L’agneau immolé n’est plus
La victime expiatoire est morte
Mais le corps de Jésus ressuscita
Le Sauveur a accompli
son but l’ultime
et Il a vaincu la sordide mort!
Elle n’a pu le retenir.

Il s’est levé
a déroulé les bandages
serrés sur son corps meurtri,
ses membres troués.
Illuminé par les éclats
de l’astre brillant,
il est sorti de la mort
glorieusement,
sans bruit, humblement.

Je me demande s’il a attendu
avant de quitter la fatidique tombe.
S’est-il agenouillé?
A-t-il prié son Père?
A-t-il humé l’air
et respiré profondément
le parfum de la vie.
Ses derniers instants
sur terre s’achevaient.
Et il s’est levé.

Après quelques jours passés
avec ses plus proches amis
à leur expliquer la résurrection
prédite, inégalée, surpuissante
à les fortifier,
et les encourager
d’accomplir leur mission.

Il s’est levé.
Il est remonté
auprès de son
bien-aimé Père.

***

Bientôt l’apothéose de la lumière,
éclaboussera la terre une dernière fois.
Le prince de la vie paraîtra
et attirera avec lui
tous ceux qui lui appartiennent.

De son trône royal,
il se lèvera
dans la nuée,
et moissonnera la terre.

Il se lève,
recevant enfin l’adoration
qui lui est du
et tous,
s’agenouilleront.

 

 

 

Les derniers instants d’un innocent

Le vin et le pain
sont distribués
entre les mains de ses amis.

Une table,
de la joie et les derniers mots.

Jésus boit et mange,
il aime la vie.
Il est un homme,
pas comme les autres,
mais qui a profité
de chaque instant,
des rires authentiques,
des chagrins pénétrants;
immortalisés dans le temps.

La communion terminée,
un homme le trahit.
Son ami.
Les autres font des promesses;
et Jésus prie.

Il agonise,
son âme souffre.
Les grumeaux coulent
sur son visage contrit.
Il désire céder sa mort
qui arrive en foule.

Des bâtons,
des torches,
des comparutions
devant les tribunaux des hommes.
Des insultes,
de la désertion et l’abandon de tous.

Une couronne qui perce
bien plus que sa chair.
Des coups qui labourent
son corps;
Des aiguilles et un fouet
mutilent sa peau.
Une marche éreintante,
à traîner la poussière.
Ses vêtements en lambeaux
et tirés au sort.

Après cette longue nuit
et cet infâme matin;
sans pain, ni vin.
La croix,
les échardes,
les clous longs,
gros.
La souffrance
intolérable.

***

Mes péchés
l’ont cloué sur ce scandale.
Mon orgueil
a brisé son corps.
Mes mensonges
ont fait couler le sang.
Les injustices du monde
ont déchiré sa peau.

Le pain est brisé.
La coupe est répandue.

Tout est accompli. 

 

Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé,
c’est pour nos fautes qu’il a été brisé.
Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui
et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. Ésaïe 53.5 (Semeur)

* photo par ChurchOS

Six jours avant Pâques [dévotionnel pour enfant]

Je crois profondément que le temps de notre mort est bien plus important que celui de notre naissance. Comme je l’ai partagé dans mon article précédent, les derniers soupirs de notre vie compteront pour l’éternité. C’est pourquoi j’aime beaucoup célébrer la mort de notre Seigneur Jésus. Sa naissance marque un temps significatif et crucial pour nous les chrétiens. Elle est le début d’une vie parfaite et humble. Mais sa mort est le point culminant de sa venue, la raison ultime du délaissement de sa gloire, le choix volontaire de son sacrifice pour l’humanité. Les chaînes sont brisées. Les captifs sont libérés. La mort n’a plus de pouvoir!

Il est mort, afin que je vive. Pour toujours avec Lui.

***

Une dame a généreusement accepté que je partage avec vous un dévotionnel pour enfants qu’elle a conçu afin d’aider les touts petits à comprendre cette histoire grandiose de la mort de notre Sauveur. Partagez-le. Les ressources en français ne courent pas les rues.

Merci Katie xx

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Billy Graham et la fin de ma vie

Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. Matthieu 6.20-21

Il y a quinze ans, dans un sous-sol d’Église à l’odeur humide et aux innombrables souvenirs, je suivais mon premier cours SEMBEQ. Ce cours n’enseignait rien de théologique comme tel, mais le contenu et l’impact qu’il eut sur ma vie à changer ma façon de concevoir les jours comptés que je passe sur cette terre. Le cours Gérer sa vie, enseigné par mon cher pasteur du moment, m’a permis de réfléchir aux fondements que je voulais pour ma vie. J’ai passé plusieurs heures à développer des objectifs de vie significatifs et éternels. Avec l’aide de mon papa céleste, j’ai déterminé son appel sur ma vie.

Le début de ma vingtaine se caractérisa par un célibat occupé, un travail engageant, un service fidèle et imparfait à mon Église locale. Je n’avais encore jamais fréquenté de garçon et je ne savais si Dieu permettrait ce miracle pour mon âme différente. Je n’avais aucune idée du déroulement de ma vie. Je ne pouvais pas prévoir les péripéties que Dieu écrirait sur les pages blanches de mon existence. Mais je savais une chose! Déjà, à 20 ans, je connaissais exactement comment je voulais terminer ma vie : dans les bras de Celui qui m’a tout donné. Le but ultime de ma vie était de le glorifier et de l’aimer plus que tout. À ce moment-là, probablement assise dans mon appartement bruyant sur la rue Pie-IX, j’ai réfléchi et résolu que je ferais tout pour le servir, et que mes prières seraient toujours dirigées vers le ciel et non vers mon propre coeur.

Doucement, j’ai commencé à mettre en application certains buts que j’avais à coeur. Un riche ne devient jamais millionnaire en 24 h. L’homme ambitieux met du temps et beaucoup d’efforts pour amasser son premier cent mille dollars. Il réfléchit et prépare un plan pour obtenir son deuxième millier de dollars. Il sacrifie et souffre pour acquérir le désir des battements de son coeur, jusqu’à obtenir le million. Grandir spirituellement ne s’accomplira pas sans effort.

Semer de bonnes graines maintenant,
afin de porter de bons fruits plus tard. 

Si je voulais être dans les bras de mon papa à la fin de ma vie, je devais commencer immédiatement. Car le travail serait long. Le labeur de toute une vie.

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Cette semaine, j’écoutais les magnifiques funérailles de cet homme de Dieu. Le prédicateur de l’Amérique. L’évangéliste du deuxième siècle : Billy Graham. William F. Graham, Jr. Avant son décès, il y a onze ans, sa tendre et déterminée épouse mentionna sur son mari :

« il dédiait et orientait sa vie vers un but; il savait où il s’en allait. Il désirait plaire à Dieu, plus qu’aucun autre homme que j’ai rencontré. »
—Ruth Bell Graham

Billy Graham a passé sa vie à parler de Dieu, annoncer son évangile, proclamer l’horreur du péché et présenter l’amour de Dieu. Au début de sa vie adulte, il a choisi de consacrer sa vie à le suivre. Et bien qu’il ait vécu et accomplit de grandes choses, il n’était pas plus important que vous et moi.

Durant l’eulogie de ses funérailles, l’une de ses filles à partager une émouvante histoire. Celle-ci venait de se divorcer et pleurait sa peine amèrement. Elle chercha rapidement du réconfort auprès d’un autre homme qu’elle épousa, malgré les avertissements de sa famille. À peines quelques heures mariée, qu’elle frappa le mur de son orgueil et reconnut son erreur. À bord de sa voiture, elle conduisit durant deux jours jusqu’à la maison familiale de ses souvenances, et de ses parents. Elle appréhendait leur réaction. Elle venait de décevoir, encore une fois, son père. La réputation de Billy Graham serait entachée. Le héros de sa vie la sermonnerait.

Enfin rendu devant l’entrée principale, son père l’attendait. L’entourant de ses bras, il lui souhaita la bienvenue. Il l’accueillit tendrement. Bunny Graham (Ruth Graham) termine son témoignage sans vanter le grand évangéliste. Son père n’était pas Dieu, mais il a démontré une facette du caractère de son Père Céleste ce jour-là. Sans jugement, il a aimé sa fille. Et jusqu’à la fin de sa vie, Billy Graham fut fidèle et refléta l’image du Créateur qu’il portait en lui.

Billy Graham vécut imparfaitement l’appel de Dieu pour sa vie. Sans prétention, je tente, tout comme lui, de vivre cet appel que mon Dieu m’a doucement murmuré aux premières minutes de ma naissance. Et je vous propose maintenant d’évaluer si vous êtes aussi désireux de suivre Jésus, de l’aimer plus que tout et de le servir malgré et par-dessus tout.

Répondez à ses questions profondes. Dans un carnet, je vous propose de noter vos pensées et vos résolutions. Vos réponses auront un impact réel sur les fruits mûrs ou mauvais que vous récolterez à la fin de vos jours.

  • Comment désirez-vous terminer votre vie? Avec l’aide de Dieu, comment y parviendrez-vous?
  • Quels sont vos rêves, vos plus grandes aspirations? Quel est l’appel de Dieu sur votre vie? Dieu veut que vos rêves s’accomplissent! Il a probablement implanté plusieurs d’entre eux dans votre coeur. Cherchez la volonté de votre Père et découvrez lesquels viennent de Dieu!
  • Choisissez-vous quotidiennement de mourir à vous-mêmes et de le servir?

Ce que vous faites aujourd’hui, déterminera ce que vous deviendrez plus tard. Sally Clarkson

Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. Matthieu 6.20-21

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Seule en Sa présence

Encore seule ce soir,
Mais en Ta présence,
Mes courtes jambes
emprisonnées sous les couvertures
et le corps lourd de notre chien,
je médite sur tes bontés.

Le son constant et calme
de notre échangeur d’air,
adoucit mon âme affairée
par les soucis de cette vie.
Le silence du soir,
la noirceur de la nuit,
n’assombrissent pas
l’ombre de Ta présence
tout près de moi.

Seule, mais tranquille,
je réfléchis sur Ta grandeur
et Ta générosité.
Je tente de saisir
tes attributs envers moi
qui n’ont point changé
depuis l’éternité.
Tu m’as créée,
Si petite – en effet,
si insignifiante,
mais oh combien aimée
je suis, en Ta présence.

Seule, mais non pas isolée.
Seule, mais remplie de toi.
Je tente de comprendre
cet incomparable
et unique amour
qui jadis mourut pour moi.
Seul sur cette croix,
entièrement seul,
tu as souffert.
Tu as vécu,
cet insoutenable abandon,
ce vil éloignement de ton père.

Par ta mort,
Je ne suis jamais seule.
À cause de ta souffrance,
je suis vivante,
Grâce à ta naissance humaine,
ma mort sera céleste. 

Un jour, je savourai pleinement
Ta présence.
Mais en attendant,
puissent les prochaines années,
de ma modeste vie,
goûtent partiellement
à Ta grandiose présence.

** Merci de me lire et d’accueillir mes faibles méditations.

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Photo prise par Charlotte Labelle (8 ans).

Dieu est un génie + la fête de Rose [vidéo]

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Un matin dernièrement, tu t’es levée et tu es allée te coucher sur le divan, comme à ton habitude. J’allais te donner un bisou, lorsque tu m’as dit, d’une voix endormie : « Dieu est un génie! » Étonnée, je t’ai demandé de m’expliquer cette déclaration. Tu m’as alors donné la meilleure des réponses : « il est merveilleux! » Ni plus ni moins. Ta précision s’est terminée là, et tu avais bien raison.

C’est vrai! Dieu, c’est l’meilleur!
Car il a brillamment planifié ta venue.
Il t’a choisi pour faire partie de notre humble famille.
J’ai en plus l’honneur d’être ta maman
Et de flatter ton bedon, tous les soirs.

C’est vrai que Dieu est merveilleux!
Il fait toute chose bonne.
Même tes petites crises de jalousie,
et tes goûts de nourriture « fancy »
Il t’a créé exactement comme il le souhaitait,
et il t’aime des cheveux aux orteils,
du matin au soir,
de ta naissance à ta mort
dès maintenant et pour toujours,
peu importe tes choix et tes erreurs.

Dieu est incomparable!
Il a un plan pour ta vie.
Il sera toujours présent
et il t’attendra lorsque tu voudras accomplir ta propre volonté.

Dieu est un génie.
Et toi aussi xx

Je t’aime
Bonne fête Rose!

Ces enfants que nous adorons + de veilles photos

Lorsque notre Charlotte avait à peine quelques semaines, ma soeur, son mari et son adorable garçon de six mois sont venus nous visiter. Avec de très bonnes raisons (que je ne voulais pas accepter dans l’temps!) Mireille tenait absolument à me sortir de chez moi. Elle et moi avons donc bravé l’hiver saguenayen pour jaser et prendre un café – SANS l’amour de ma vie – ma Charlotte. Mes émotions ne pouvaient pas être plus émotionnées. J’étais dans tous mes états.

Partir loin de mon bébé! Qu’allait-elle devenir? Et si elle est avait soif? Si elle me cherchait? Si son père n’était pas assez attentif à ses moindres besoins? Et si je mourais en chemin?!?! Dramatique n’est-ce pas? Je sais que toutes les mamans peuvent comprendre l’apocalypse de cette journée! Lorsque c’est notre premier bébé…

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Depuis le début des temps (ou du moins, le début de MON temps) j’aime le café. J’ai bu mon premier café en cachette dans le sous-sol de l’Église, je devais avoir 10 ans. Bien que mon palais fut brûlé, j’ai tenté l’expérience une autre fois, à 12 ans. Dans ces années-là, ma famille moi partions souvent travailler au camp des Bouleaux durant les fins de semaine, accompagnée de l’incomparable Huguette. Huguette fut celle qui m’a initiée à la prise régulière de café. Durant ces souvenirs inoubliables, je dégustais ce liquide chaud, sublime et énergisant, autant que je le pouvais. (Je ne crois pas que ma mère se soit rendu compte de l’imminente dépendance qui se préparait…)

Mon histoire d’amour avec ce remède de tous mes maux a évolué au cours des années. Toutes sortes d’étapes importantes de ma vie se sont déroulées accompagnées d’une tasse bien chaude. Mes matins de « cégepoise » débutaient avec mon papa au Valentine, un café et une toast blé entier tartinée de beurre d’arachide. Devenu employée, je voyais apparaît les rayons du soleil de ma fenêtre montréalaise et ces journées ne pouvaient commencer sans une carafe à la main, marchant et courant dans l’odeur inestimable du métro ou dans les autobus bondés de Montréal. La demande en mariage de mon doux mari eut lieu dans mon petit café préféré du moment, sur le boulevard Gouin. De plus, tous nos voyages entre le Saguenay et Mascouche en passant par Trois-Rivières, Longueuil ou par Sorel ne s’écourtaient pas sans un aromatique café. Malgré que toutes les formes de café m’intéressent et m’enveloppent de bien-être, il n’est pas le sujet principal de cet article.

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Par contre, c’est par celui-ci que commence mon histoire d’idole, avec ma fille. Dans un lieu bien aimé, il y a 8 ans, alors que ma soeur qui voulait me faire plaisir et me sortir de chez moi m’a convaincue que Charlotte survivrait sans moi. Et assise en face d’elle, j’étais persuadé du contraire. Tout ce que je voulais, c’était retourner chez moi. Je ne voulais pas me faire plaisir ni jouir de ce rare moment seule avec ma soeur. Elle qui avait la grâce de voir grandir son fils, constatait mes émotions et craintes du moment, et connaissait ma tendance à me renfermer avec les miens.

J’ai évidemment apprécié les discussions avec ma soeur, mais je sentais que ma peur m’empêchait d’aimer le moment présent. Mon idole pointait à peine le bout de son nez.

Depuis l’instant où notre aînée a crié pour la première fois, j’étais auprès d’elle. Et laissez-moi vous informer que Charlotte n’attendait pas longtemps avant de signifier son impatience. J’accourais et répondais aux moindres de ces caprices. Sans me rendre compte de ma sottise, je ne voulais pas que personne ne m’empêche d’être présente dans son petit univers.

Merci Seigneur, j’ai réalisé assez tôt que d’agir ainsi ne protégeait pas notre cocotte. Au contraire, mon attitude la surprotégeait. Au lieu d’exercer mon rôle de mère, comme le Seigneur me le demande, je m’improvisais « maître de l’univers de notre fille » et je voulais tout contrôler. J’adorais notre fille. Je l’adorais telle une idole qui s’empare de mon coeur. Je m’agenouillais devant ses caprices. Je ne faisais pas confiance en Dieu pour prendre soin d’elle, je croyais être la mieux placée pour la défendre de tout.

***

Les enfants n’ont pas besoin d’un environnement parfait, du repas parfait, du lit parfait, du jouet parfait, du iPad parfait, de la robe parfaite, de l’école parfaite, du professeur parfait, du parent parfait. Nos enfants n’ont pas besoin d’un parent parfait. Mon enfant N’A PAS besoin que JE SOIS PARFAITE.

Nos enfants ont absolument et impérativement besoin de voir leurs parents aimer Dieu. Ils doivent observer la foi de leurs parents. Ils doivent contempler la joie de leurs parents d’être dans la présence de Dieu. Peu importe les circonstances. Peu importe l’environnement, le repas, le lit, le jouet, le iPad, la robe, l’école, le professeur, le parent.

Nos enfants seront malheureux si nous tentons de les combler parfaitement, car Dieu ne nous a pas créés pour exaucer chaque désir de ces petits êtres si précieux et accaparants. Notre rôle de parents est de les protéger et de prendre soin d’eux du mieux que nous le pouvons. Mais le reste, n’en tiens qu’à Dieu.

Je suis devenue une nouvelle mère, le jour où j’ai réalisé que je ne serai jamais suffisante pour mon enfant. J’ai saisi la grâce de Dieu, car c’est seulement avec lui que je peux être la mère qu’Il veut que je sois. Mon amour pour nos filles ne sera jamais suffisant. Seul Dieu peut combler les désirs de leur coeur et leur besoin d’être aimé.

Les enfants que le Créateur nous prête ont soif de Dieu. Déjà, leur coeur aspire à quelque chose de plus grand.

Et en attendant qu’ils comprennent ce besoin et saisissent cette vérité, enseignons-leur, par exemple. Aimons Dieu. Jouissons de Jésus. Écoutons l’Esprit. Abandonnons nos idoles.

Agissons plutôt avec foi, en prière, une tasse de café à la main.

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Le petit oiseau de Dieu et le courage de Charlotte

Un petit oiseau est soudainement passé devant mes yeux, devant la porte patio où j’étais assise. Tout près. Je fixais la neige tomber. J’attendais une réponse de Dieu. Je réfléchissais au désordre du matin et aux peurs qui venaient nous hanter, ma fille et moi.

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Tout a commencé un soir, dans le nouveau lit des enfants. Assisse, inconfortablement sur leur excitant deux étages, je leur racontais l’histoire d’Esther. La reine juive qui dut agir avec courage pour sauver son peuple d’un génocide injuste. Je racontais comment la coutume ne permettait pas, même à la reine, de se présenter devant le roi, sans être d’abord invitée. J’expliquais les prières qu’elle a dû supplier. L’audace de son geste. En plein milieu de l’histoire, Charlotte me déversa, ses soudaines craintes.

L’école recommençait le lendemain et le cours d’éducation physique ne l’enchantait guère. La pause du temps de Noël et des célébrations du jour de l’an lui avait fait le plus grand bien, mais à ce moment précis, elle réalisait que les fêtes étaient terminées. Et qu’elle devrait retourner au quotidien de la vie écolière. La peur s’empara d’elle et elle devint inconsolable. Dans mon espoir de l’apaiser, je continuai de lui parler d’Esther et de son courage. Avec beaucoup d’amour, de compréhension et un brin d’impatience, j’essayai de lui expliquer qu’elle devait faire de même. Son visage rempli de larmes, et de ses yeux les plus sincères, elle m’affirma sans comprendre les implications de ses paroles : « ça lui a pris 5 minutes à Esther pour aller voir le roi, moi, mon cours de gym dure 1 heure! ». Quel grand désarroi, je lisais dans son regard !

Elle finit par s’endormir, sans paix, mais avec espoir qu’elle n’irait pas au fatidique cours de gym.

Le lendemain matin se révéla tout aussi dramatique. Les nombreuses prières ne suffisaient pas vraiment à calmer son emportement démesuré. Alors que Rose était prête et avait hâte de revoir ses amies, Charlotte pleurait sa vie et me confiait ses inquiétudes. Elle partit tout de même avec courage, après un long câlin dans mes bras. Je la comprenais tellement! Ayant vécu la plupart de ses réticences, je lui ai promis mes prières.

Je me tenais donc là, assise sur le divan de mes réflexions. J’avais prévu prendre un temps de solitude avec Dieu, mon papa céleste. Je vis donc ce petit oiseau passer. Sans m’en soucier vraiment, je le reconnus comme un cadeau de Dieu. Un clin d’oeil divin. Toutefois, mes pensées retournèrent rapidement aux circonstances du matin et à d’autres questionnements personnels. Plusieurs minutes passèrent.

Plusieurs instants à observer cette neige pure à l’image du Roi des rois. Plusieurs pardons et prières plus tard, je revis le petit oiseau, se poser sur une branche. Pourquoi cet oiseau était-il là? Comment pouvait-il se nourrir en plein hiver? Comment avait-il survécu au froid sibérien des dernières semaines? Et la vérité m’aveugla… aussi rapidement que la bête ailée avait volé la première fois, je compris une vérité simple, enfantine.

Dieu prend soin des petits oiseaux,
il prend soin de notre Charlotte
et il prend soin de moi.

Dieu aime les petits oiseaux,
il aime notre dramaqueen Charlotte
et il aime mon coeur soucieux de maman.

Il est au courant de l’errance de ce petit oiseau,
il voit la peur de mon enfant
et il comprend mes pires doutes.

Il prend soin.
Il aime.
Il comprend.

25 C’est pourquoi je vous dis: ne vous inquiétez pas en vous demandant: «Qu’allons-nous manger ou boire? Avec quoi allons-nous nous habiller?» La vie ne vaut-elle pas bien plus que la nourriture? Et le corps ne vaut-il pas bien plus que les vêtements? 26 Voyez ces oiseaux qui volent dans le ciel, ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas de provisions dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas bien plus de valeur qu’eux? 27 D’ailleurs, qui de vous peut, à force d’inquiétude, prolonger son existence, ne serait-ce que de quelques instants? Matthieu 6.25-27 (Semeur)

À nous maintenant, de faire preuve de courage, et de lui faire confiance.
(P.S. Charlotte a accepté que je publie cette histoire.)

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Sur la liste des gentils ou sur celle des méchants?

Naughty or nice? Gentil ou méchant? Dans laquelle des listes du Père Noël votre nom apparaît-il?

N’y a-t-il pas en nous un peu de gentils et un peu de méchants? Ne sommes-nous pas tous égoïstes, généreux, attentifs et pourtant si impatients? Comment être complètement gentil ou absolument méchant? Aucun être ne peut être entièrement les deux. Aucun humain n’est exempt de péché. Chacun de nos coeurs possède une infime parcelle de l’éternité et un être charnel qui se font férocement la guerre.

Le seul à avoir vécu sans tâche ni péché est venu il y a plus de deux mille ans. Tout simplement. Un humble bébé. Il a quitté sa couronne royale et son trône majestueux. Il est descendu du ciel. Peu de gens l’ont vu, peu de gens l’ont reconnu, peu de gens ont cru en Lui.

Jésus est le seul nom digne d’être inscrit sur la liste des gentils. Le parfait gentil. Il ne voulait cependant pas que cette réalité démolissante qui nous précipitait tous sur la liste des méchants se produise. Le Sauveur du monde s’est donc sacrifié. Pour ne pas être le seul accepté dans la présence immaculée de Dieu.

Le Père Noël cherche de gentils garçons, d’adorables petites filles, des parents parfaits. Il n’en trouvera pas sans faire de compromis. Sa liste est biaisée et injuste. Puisque nous méritons tous d’être sur celles des menteurs. Mais il existe une liste différente. Une liste qui inclut les âmes sauvées par la rédemption. Ceux qui ont choisi de croire.

Un jour, la liste des méchants pardonnés sera révélée. 
Un jour, livre de vie sera exposé devant tous.
Et il sera trop tard pour essayer d’être gentil. 

Je choisis donc de faire briller la magie de Noël sur Celui-ci qui le mérite vraiment. Parce que c’est sa fête que nous célébrons! Et que mon nom est déjà inscrit sur la bonne liste 🙂

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